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En requérant ce mardi 26 octobre 5 ans de prison fermes et 5 millions de FCFA d’amende contre Brice Laccruche Alihanga («BLA»), le ministère public a tenu à préciser que l’ancien directeur de cabinet du président de la République est accusé non pas d’avoir usurpé la nationalité gabonaise, mais d’avoir menti sur l’identité de son géniteur.

Brice Laccruche Alihanga aurait menti sur l’identité de son géniteur pour l’obtention de son acte de naissance. © D.R.

 

Brice Laccruche Alihanga dit «BLA» est bel et bien gabonais, et ceci depuis l’âge de 4 ans. C’est, en tout cas, ce qu’a rappelé le ministère public ce mardi devant la Cour d’appel de Libreville. L’accusation a en effet tenu à rappeler qu’en la matière, la loi fait d’un enfant mineur de parents ayant acquis la nationalité un citoyen gabonais à part entière.

De ce fait, pour répondre à l’opinion qui considérait jusqu’à présent que l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo est poursuivi pour avoir usurpé la nationalité gabonaise, le ministère public assure qu’il n’en est rien. «BLA» est poursuivi pour avoir menti sur l’identité de son géniteur tel qu’il apparaît dans ses documents d’état civil.

En clair : Brice Laccruche Alihanga a déclaré qu’il est le fils biologique de M. Alihanga au moment d’initier la procédure d’obtention de son certificat de nationalité, le 12 mars 2004 et le 3 septembre 2012. Son acte de naissance délivré le 18 octobre 2010 comporte la même information mensongère. Or, pour le ministère public, c’est exactement cette information contenue dans les documents officiels qui constitue l’acte de fraude pour lequel l’ancien collaborateur du chef de l’État est actuellement jugé.

L’audience de mardi a également révélé que, interrogé à la Direction générale de la Recherche (DGR), le géniteur supposé de «BLA» a déclaré avoir donné son nom à l’ancien dircab et certainement pas sa nationalité, tout en précisant que le nom Alihanga est celui de ses «génies» et non celui hérité de son propre père. Seulement, pour l’obtention de ses documents, l’intéressé avait affirmé qu’il a hérité ce nom de son grand-père, c’est-à-dire du père de son géniteur supposé. Faux ! rétorque l’accusation qui a requis 5 ans de prison fermes et 5 millions de francs CFA d’amende. Le verdict est annoncé pour le vendredi 29 octobre prochain.

 

 
GR
 

2 Commentaires

  1. Lavue dit :

    Vendredi ce sera 10 ans avec sursis et 100.000 FCFA d’amende. On connaît tous à quel point la justice gabonaise sait se montrer ridicule. Il avait été emprisonné pour détournements des deniers publics en bande organisée, aujourd’hui on nous parle de mensonge sur l’identité de son géniteur. Ceux qui représentent la justice gabonaise font honte au pays, qu’ils le sachent. On ne peut pas trouver en Afrique noire plus rigolos que les membres du corps judicaire gabonais. Comment peut-on se laisser instrumentaliser à ce point par un régime dont tous reconnaissent l’illégitimité.
    Les supposés milliards volés par Laccruche et ses acolytes est la chose qui intéressent les Gabonais. Ils veulent savoir quel est le montant réel, comment va-t-on les recouvrer ces sommes? Voilà ce sur quoi les Gabonais attendaient que ce Monsieur soit jugé.
    On trouve quand même le courage de déplacer le problème initial vers un sujet qui jusqu’aujourd’hui n’a jamais fait la lumière sur les origines mêmes du président ALI. Biafrais ou Gabonais de sang, aucune preuve n’a jamais pu être apportée par les uns ou les autres.
    C’est minable, on prend les Gabonais pour des enfants. Même si on a aucune sympathie pour M. LACRRUCHE, on pense qu’il a été liquidé parce qu’il a cru qu’il pouvait se positionner sérieusement pour la présidence du Gabon, compte tenu de l’Etat physique et mental d’ALI à ce moment. Personne ne connaissant mieux que lui l’état de santé réel d’ALI, il avait vite compris le chef était fini (kaputt). Il paie cette imprudence et la jalousie qu’il a cristallisée avec son fameux AJEV. C’est trivial à comprendre.

    Vendredi il recevra 10 ans de prison avec sursis et un franc symbolique d’amende. Ainsi va la justice au Gabon. Honte et pitié

  2. Randy dit :

    Vous avez dit ce qu’il fallait. Bien !

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