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Douze ans après sa création à l’occasion de la Semaine mondiale annuelle de l’eau à Stockholm, en Suède, la Journée mondiale du lavage des mains qui prend tout son sens cette année avec la pandémie de coronavirus met en lumière les inégalités vécues par les populations africaines dans l’accès à l’eau à travers le continent.  

Des dispositifs artisanaux du PDG pour permettre le lavage des mains au Gabon. © Twitter

 

Célébrée tous les 15 octobre, douze ans après sa première édition, la Journée mondiale du lavage des mais n’a jamais eu tout son sens que cette année où, en temps de Covid-19, ce geste est présenté par les organisations sanitaires internationales comme faisant partie de ceux qui permettent de se protéger de la maladie, donc de sauver des vies. L’édition 2020 met néanmoins en lumière de sérieux manquements dans l’accès des populations à l’eau au Gabon comme dans de nombreux pays africains.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) qui conduisent cette 12e édition appellent à une «hygiène des mains pour tous». Cette année en effet, rapporte African Media Agency, un accent particulier est mis sur l’amélioration des pratiques d’hygiène des mains tout en veillant à ce que l’eau potable et les services d’assainissement soient disponibles et accessibles à tous, alors que le continent compte ce 15 octobre 2020 plus de 1,6 million de cas testés positifs au coronavirus et plus de 39 000 morts.

Or, le lavage des mains reste l’un des moyens les plus économiques, les plus accessibles et les plus efficaces pour éviter la propagation du coronavirus. Toutefois, selon les Nations unies, 75 % de la population d’Afrique subsaharienne (soit 767 millions de personnes) ne dispose pas d’installations élémentaires pour se laver les mains. Une réalité qui ne manque pas d’inquiéter le Conseil des ministres africains chargés de l’Eau (AMCOW), dont le secrétaire exécutif, Dr Canisius Kanangire, exhorte les États à  «réfléchir à l’efficacité de nos politiques, stratégies et plans en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène ainsi qu’à l’efficacité de nos mécanismes de prestation de services afin de prendre la résolution d’accroître les investissements dans le secteur pour garantir à toute personne, l’accès à de l’eau potable et à des services d’assainissement et d’hygiène sans risques».

«Cette année, la Journée mondiale du lavage des mains appelle les pays à se mettre à planifier l’avenir, tout en continuant à répondre plus fermement à la Covid-19 et en accélérant leurs processus de récupération complète. C’est une mesure qui les rendra moins vulnérables aux nouvelles épidémies et qui les aidera à contrôler les maladies diarrhéiques et respiratoires auxquelles ils sont actuellement confrontés», conseille de l’AMCOW.

 
GR
 

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