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Amorphe et incapable de décoller en dépit de ses énormes potentialités, le secteur agricole gabonais vient d’enregistrer un allié considérable. Le gouvernement gabonais et l’État de Géorgie des États Unis ont en effet signé, le 11 octobre à Libreville, un protocole d’accord dans le domaine agricole.

La modernisation de l'agriculture gabonaise pourrait se faire au travers de l'assistance d'Étas plus compétents en la matière - © D.R.

Ce mémorandum a été signé par le ministre de l’Agriculture, Julien Nkogue Bekale, pour la partie gabonaise, et Billy Skaggs, directeur des opérations du département de l’Agriculture de l’État de Géorgie, représentant la partie américaine. Le document a pour objectif d’établir les bases d’une coopération fructueuse dans les domaines de la pêche, l’agriculture, l’élevage, l’aquaculture, l’agroalimentaire, l’agrobusiness et le développement durable.

Selon le ministre gabonais, cet appui des États-Unis devrait aider le Gabon dans le développement d’une agriculture moderne, compétitive, performante, productive et respectueuse de l’environnement. «Cet accord est la manifestation de la volonté du gouvernement gabonais de nouer un partenariat avec les Américains dans le secteur agricole, notamment l’État de Géorgie qui est le grenier de l’Amérique», a-t-il expliqué dans des propos rapportés par le quotidien L’Union.

«Le département de l’agriculture et le Collège de l’agriculture et des sciences environnementales de l’État de Géorgie sont particulièrement intéressés d’apporter au gouvernement gabonais une assistance technique en matière de recherche scientifique appliquée dans le domaine agricole, ainsi que dans le renforcement des capacités des structures et des infrastructures», a affirmé Billy Skaggs, oubliant tout de même de préciser que la Georgie est aussi un État où se cultive majoritairement des espèces OGM, ce qui n’est pas forcément rassurant pour le Gabon.

Par ailleurs, les deux parties n’ont pas évoqué la question du calendrier des investissements. Certainement le feront-ils lors du déplacement à venir du ministre gabonais en Géorgie, où l’ensemble des contours structurels et financiers dudit projet seront au cœur des échanges. De beaux lendemains annoncés pour le secteur agricole gabonais… dont les tentatives de levier avortées n’en sont pourtant pas à leurs premiers essais.

En dépit d’un environnement propice à son développement et d’un budget en hausse ces dernières années, le secteur agricole tarde à confirmer tout son potentiel. Pourtant, le secteur apparaît comme une piste crédible de la diversification de l’économie, au même titre que celui des services, qui semble avoir, sur le papier, les faveurs du gouvernement.

 
GR
 

6 Commentaires

  1. Encore eux dit :

    L’État de Géorgie au chevet de l’agriculture du Gabon? et les agriculteurs boers sud africains au chevet de l’agriculture georgiens!! j’ai vu un documentaire sur Arte de la Géorgie qui courtisait les agriculteurs sud africains dont on voyait de centaine de familles afrikaner s’installer en Géorgie.

    Alors ma question est, comment un pays qui demande de l aide pour développer son agriculture peut venir nous aider?

  2. francis dit :

    vraiment c’est bizzard quand on parle d’agriculture sur ce site et même sur d’autres sites d’information, il y’ ajamais autant de réaction que pour les problemes politiques. apres on s’étonne que l’agriculture ne decolle pas. en fait c’est un sujet qui n’interresse pas les gabonais.

    • Guy Massard dit :

      @francis. Avez-vous des données pédologiques récentes au Gabon sur la qualité des sols ? Laissez moi vous dire que même sur la simple cartographie des milieux naturels, il ya plusieurs écoles et théories qui s’affrontent. Et elles ont toutes état faites par des chercheurs étrangers, Français notamment. Avez-vous dans ce pays un zonage agricole et des terres dédiées à l’agriculture ? Avez-vous, dans ce pays, clarifié la question du foncier rural ? regardez le désordre fait avec Olam : c’est le ministère des Forêts qui, en violation des textes, a attribué des permis d’exploration, qui en principe ne permettent pas d’utiliser le sols mais simplement d’évaluer la ressource…. Conclusion : pour développer l’agriculture, il faut des réformes structurelles de fond, qui ne peuvent être menées par des gens avides de pots-de-vin et illégitimes. Voilà pourquoi, on en vient à parler de ce que vous appelez »politique » mais que nous on nomme « fondements de la gouvernance »…. Bien à vous

  3. Jules obiang dit :

    Voici une Mafia a la gabonaise qui se met en place, l’agriculture gabonaise ne gagnera rien. En Georgie outre atlantique si loin pour développer l’agriculture. Développer des pepinieres, des engrais, acheter des tracteurs pour aider les paysans, aquaculture, on a des ingenieurs ici que font ils? Commencons par mobiliser nos ressources propres. On a des gens capables il suffit de les motiver et de les responsabiliser, pourqoui pensons nous tjrs que le salut viendrait d’ailleurs

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