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L’Organisation patronale des médias (Opam) a apprécié, le 22 avril à Libreville, le dernier rapport de Reporters sans frontières (RSF) sur la liberté de la presse. Sur 180 pays, le Gabon se classe au 121e rang, perdant ainsi six places, en passant du 115e au 121e rang. Face à cette regression, l’Opam invite, dans le communiqué ci-dessous, la Haute autorité de la communication (Hac) au «ressaisissement», et à «œuvrer à une presse libre et indépendant, plutôt qu’à recourir systématique aux sanctions à titre conservatoire».

Au regard de la chute du Gabon dans le rapport RSF 2020 de la liberté de la presse, l’Organisation patronale des médias au Gabon invite la Haute autorité de la communication (Hac) au «ressaisissement». © Gabonreview/Shutterstock

Communiqué de presse de l’Opam

Reporters sans frontières (RSF) a publié le mardi 21 Avril dernier, son classement mondial de la liberté de la presse 2020, ce rapport évalue la situation du journalisme dans 180 pays, dont le Gabon. La méthodologie de ce classement s’appuie sur leurs performances en matière de pluralisme, d’indépendance des médias, d’autocensure, de cadre légal, de transparence et de qualité des infrastructures soutenant la production de l’information.

L’OPAM, constate et s’inquiète que notre pays, le Gabon vient, une nouvelle fois, une fois de plus, une fois de trop, de perdre des places dans le classement mondial de la Liberté de la presse. De la 115ème place en 2019, le Gabon vient de perdre six places et se situe désormais au 121ème rang sur 180 pays, perdant son leadership dans la sous-région en se positionnant derrière le Congo-Brazzaville qui lui arrache la première place.

Rappelons que Reporters Sans Frontière justifie cette dégringolade par : «L’inquiétante érosion de la liberté de la presse, notamment observée depuis l’entrée en fonction de la Haute autorité de la communication (HAC) en 2018, se poursuit et affecte dangereusement l’exercice du journalisme au Gabon. Les médias et les journalistes publiant des articles critiquant le président, son entourage ou des proches du pouvoir font l’objet de suspensions qui n’ont d’autre but que de protéger les intérêts du régime». L’ONG ajoute : «l’organe de régulation est allé jusqu’à suspendre un journal qui dénonçait justement le caractère arbitraire de ces sanctions systématiques».

Face à ce constat, L’OPAM se tourne à nouveau vers la Haute autorité de la communication (HAC) et l’invite au ressaisissement, à œuvrer à une presse libre et indépendante, plutôt qu’à recourir systématique aux sanctions à titre conservatoire qui bien souvent sont contestables ou injustifiées.

Rappelons qu’après avoir occupé la 98ème  place en 2014, l’ancien régulateur, le Conseil national de la communication (CNC), avait réussi à ramener le Gabon au 95ème  rang en 2015, avant de chuter à la 100ème place en 2016, avec la réforme du Code de la Communication et l’Ordonnance portant création de la HAC.

Le Gabon pour son rayonnement et sa fierté légendaire, doit tout faire au cours de cette année pour améliorer son positionnement mondial en 2021. L’OPAM est prête à accompagner la HAC dans ce challenge, si du moins, eIle en a la volonté.

 
GR
 

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