HABANA

 

En litige avec la filiale du mastodonte indonésien Pertamina qui lui réclame plus de 23,6 milliards de FCFA sur le bloc pétrolier d’Ezanga dans lequel elle est détentrice de 12,5%, la Société nationale des hydrocarbures du Gabon (SNHG, connue sous l’appellation Gabon Oil Company) vient de remporter une première victoire devant le tribunal de Paris.

Poursuivie pour une dette de 43 millions de dollars, la GOC remporte une première victoire judiciaire contre Maurel & Prom. ©123rf

 

L’affaire est loin d’avoir connu son épilogue. Pourtant, cette première victoire obtenue devant le tribunal judiciaire de Paris, comme rapporté ce mercredi 7 avril par Africa Intelligence, est déjà une bonne avancée pour l’État gabonais qui s’attend désormais à payer moins, et au meilleur des cas, rien des 43 millions de dollars que lui réclame Maurel & Prom depuis près de deux ans.

Défendu par le cabinet Betto Perben Pradel Filhol, spécialisé dans l’arbitrage, le contentieux et le droit pénal des affaires internationales, Gabon Oil Company vient en effet de remporter une première victoire dans une des procédures initiées par Maurel & Prom en France. La filiale de l’indonésien Pertamina accuse la société détenue à 100% par l’État gabonais de l’avoir grugée sur le permis d’Ezanga.

En juin 2019, Maurel & Prom avait conclu un accord avec la GOC lui permettant d’être détentrice de 12,5% sur ce bloc pétrolier. La société étatique n’aurait pas tenu tous ses engagements. Mais si le premier revers de la Maurel & Prom n’est pas négligeable pour la suite, en mars dernier, l’opérateur a informé qu’une procédure avait également été ouverte devant la Chambre de commerce international (CCI). Le pétro-gazier a assuré que la dette de la GOC «a désormais été validée lors d’une procédure d’expertise auprès de la CCI».

 

 
GR
 

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