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Le collectif des clients des logements de Bikélé a organisé, le 20 juin, une opération de collecte-tri-incinération des ordures ménagères localisé. Une initiative traduisant la gestion des déchets voulue par acquéreurs-réservataires des logements du site situé le 3e arrondissement de Ntoum.

Des membres du bureau du collectif des logements de Bikélé sur le terrain, le 21 juin2020 à Ntoum. © Gabonreview

 

Face à l’émergence d’une «décharge» sur le site des logements de Bikélé, le collectif des clients a décidé de prendre le taureau par les cornes. Le 20 juin, il a organisé une opération de collecte-tri-incinération des ordures ménagères localisées sur le site, précisément dans le lotissement Estuaire.

© Gabonreview

«Un site d’habitation rime nécessairement avec production des ordures. Et nous voulons aujourd’hui, montrer l’exemple dans la gestion des ordures de manière écologique. Nous avons mis en place une structure appelée Mr Propre et Service pour nous aider dans la gestion des ordures. Car il y a une décharge qui s’est formée au niveau du lot Estuaire», a affirmé le président du collectif des clients. «Nous avons donc étouffé dans l’œuf cette décharge et sensibilisé les riverains, pour qu’ils s’abonnent à la structure de gestion des ordures qui a été mise en place», a ajouté Klaus Oleri.

Le site de Bikélé compte plus de 1000 logements en location-vente (Lot Estuaire) et vente directe (Lot Atlantique). Mais depuis le début du projet, en 2014, les logements n’ont pu être livrés. En concertation avec les clients, l’Etat a donc décidé de céder les maisons en l’état, quel que soit leur niveau d’avancement. Six mois après cette décision, en début d’année, les clients attendent toujours autant de la Société nationale immobilière (Sni).

«Depuis que nous avons entamé le processus d’acquisition du logement en l’état avec la Sni, beaucoup de clients ont déjà aménagé. Une cinquantaine de familles vivent déjà sur le site. Toutefois, avoir accepté les maisons en l’état ne signifie pas un désengagement du gouvernement. Nous avons accepté le bâti, mais il reste encore tout ce qui est assainissement, VRD (Voiries et réseaux divers, ndlr), eau et électricité, pour permettre aux acquéreurs et réservataires de vivre décemment», a rappelé Klaus Oleri.

Les clients des logements de Bikélé souhaitent ainsi que la Sni accélère le processus d’adduction de l’eau et l’électricité et l’assainissement des VRD. «Avec les paiements qui ont démarré avec l’installation de plusieurs familles sur le site, il y a six mois, nous pensons que la Sni peut aisément commencer ces différents chantiers», a conclu Klaus Oleri.

 
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2 Commentaires

  1. Yan dit :

    Avec un collectif comme celui-ci la sni a tout pour reussir ce défi, bikele est le futur AKANDA,nous esperons aussi que l’argent ne sera plus détourné

  2. Jesus règne dit :

    L’etat peut juste injecter 2 milliards afin de mettre les gabonais dans de bonnes conditions, sans eau et sans courant qui ce n’est pas facile!!! Et je crois mm que ce collectif a essayé de faire quelque chose dans ce sens, ce sont des gabonais d’un autre genre!!!

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