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Le président de la République a promulgué en juin dernier la Loi de finances rectificatives. Si l’opinion s’interroge sur le sort réservé à certains projets de développement qui n’ont pas été pris en compte, la présidence de la République salue un effort de solidarité et de sincérité en cette période de crise sanitaire.


Le porte-parole de la présidence le 14 juillet. © Gabonreview

 

La présidence de la République gabonaise se satisfait de la promulgation par le chef de l’Etat en juin dernier, de la loi de finances rectificative. Selon Jessye Ella Ekogha, celle-ci «est marquée par un double effort». Celui de la sincérité qui ferait en sorte que les hypothèses budgétaires retenues correspondent le mieux, tant sur le volet de la dépense que celui des recettes, à la réalité économique du moment bouleversée par la crise du Covid-19. Elle est également marquée par un effort de solidarité qui impliquerait que les allocations budgétaires de la loi de finances rectificative 2020 soient orientées en priorité pour la couverture des charges relatives au Covid-19, le fonctionnement optimal des services dits essentiels à la vie de la Nation, les dépenses spéciales comme la santé, l’éducation, les prestations sociales ou encore les allocations de retraite et d’étude.

Les bailleurs pour combler l’éventuel gap

Pour lui, il est évident que «le budget est équilibré». Pour faire face à la diminution des recettes budgétaires, a informé le porte-parole de la présidence de la République lors de sa conférence de presse du 14 juillet, la compensation se fera à travers un meilleur recouvrement des taxes et impôts, l’optimisation des dépenses de fonctionnement qui suppose la poursuite de la réforme de l’Etat et la révision de certaines dépenses d’investissement en tenant compte des priorités. «Le gap éventuel entre les recettes et les dépenses, s’il venait à exister, serait comblé par le soutien de nos partenaires au développement» a informé Jessye Ella Ekogha, certain que «le pilotage financier du pays est bien assuré».

Si certaines inquiétudes sont émises quant à l’arrivée à terme de certains projets de développement, le porte-parole de la présidence est serein, «on travaille en fonction des ressources disponibles». A en croire son propos, la crise sanitaire a amené le gouvernement gabonais à repenser ses dépenses avec à la clé, des arbitrages sur certains projets.

La présidence de la République se dit également satisfaite de ce que «le Gabon continue dans cette période, d’honorer sa parole et de respecter ses engagements en payant les primes de ses agents et les dettes contractées vis-à-vis des entreprises locales, en particulier des PME». Un état de fait qui, selon Jessye Ella Ekogha, a «un impact positif sur nos partenaires à l’intérieur comme à l’extérieur du pays». La présidence de la République se satisfait tout aussi de la promulgation par le président Ali Bongo du nouveau Code pénal qui aurait connu des avancées majeures. Le porte-parole de la présidence de la République parle d’«un outil plus adapté qui présente des avancées majeures en matière de criminalité financière», et bien plus.

 
GR
 

3 Commentaires

  1. Jessye dit :

    « La présidence vous ment sans cesse »(Porte Parole de la Présidence: Jessye Ella Ekogha)…

  2. Milangmissi dit :

    Chacun sa notion de sincérité, quand on vit dans une crotte une ombre est une expression de la vérité.

    “La scène politique attirera toujours des aventuriers irresponsables, des ambitieux et des escrocs, on ne cessera pas si facilement que cela de détruire notre planète.” Vaclav Havel

  3. Vivien kaly dit :

    Si on peut se passer de président pour gérer un pays, dites le nous. Il peut effectivement avoir une équipe gouvernementale pour gérer un pays. Une équipe qui peut même se composer seulement d’au plus 10 personnes qui auront des comptes à rendre aux députés de l’assemblée nationale. Oui, c’est possible de gérer un pays de cette façon.

    Mais de grace, épargnez nous tout membre de la famille Bongo. Ils sont indésirables au Gabon. Que Nourredine Bongo rêve plutôt de devenir roi du Maroc, mais certainement pas du Gabon.

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