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Accusé d’être aphone dans la lutte contre le Coronavirus au Gabon, le secrétaire général adjoint, chargé de l’Union des jeunes du parti démocratique gabonais (UJPDG) voulu recadrer le débat. Pour Axel Jesson Denis Ayenoue, la démarche du parti au pouvoir est cohérente avec les enjeux de l’heure.

Axel Jesson Denis Ayenoue répondant à quelques questions. © Gabonreview

 

L’irruption du Coronavirus au Gabon a désarçonné les partis politiques dans leur majorité, et tous sont devenus muets face aux préoccupations légitimes des populations déboussolées. Ils ont été rarement vus sur le terrain de la sensibilisation y compris le Parti démocratique gabonais (PDG), parti au pouvoir.

Pourtant, ils étaient attendus pour mettre en avant leur rôle d’influenceur afin de contribuer à la lutte contre la propagation de cette pandémie qui gagne du terrain, depuis son apparition dans le pays le 12 mars dernier. A juste titre, le PDG a été traité d’aphone. Le président de l’Union des jeunes du parti démocratique gabonais (UJPDG), Axel Jesson Denis Ayenoue, s’en est défendu.

S’exprimant d’abord sur ses actions depuis qu’il est redevenu le patron de l’UJPDG, l’homme assure que «les premières actions ont déjà été posées». Dans une interview accordée au journal L’Union et à laquelle assistait Gabonreview, il note cependant que ces actions sont virtuelles en ce temps de Coronavirus. «Ce sont des actions de sensibilisation par rapport à la pandémie qui sévit actuellement. Nous sommes très présents sur les réseaux sociaux pour sensibiliser les populations sur les mesures barrières», a-t-il affirmé. A en croire son propos, le parti au pouvoir fait le relais de l’action gouvernementale et des politiques publiques sur les réseaux sociaux.

«De la même manière qu’on nous reproche d’être aphones, c’est de la même manière qu’on nous reproche, tel ou tel pan de gestion du Covid-19. On ne peut pas être aphone et en même temps mandataire de la gestion», a dit Axel Jesson Denis Ayenoue. «Nous ne sommes pas aphones», a-t-il soutenu estimant qu’en tant que parti politique stricto sensu, le PDG n’a pas vocation à gérer une crise telle que le Coronavirus. Ce devoir, a-t-il souligné, incombe plutôt au gouvernement et les institutions de la République. «Bien entendu, le gouvernement est une émanation du PDG, donc tout ce qui est fait par le gouvernement, c’est le PDG»«Si le parti stricto sensu n’est pas sur le terrain, c’est justement pour ne pas brouiller les pistes du gouvernement qui suggère que les gens limitent les déplacements, que les rencontres soient limitées», a-t-il ajouté.

Pour Axel Jesson Denis Ayenoue, qui promet des actions après cette crise sanitaire, le comportement du PDG vis-à-vis de la gestion de la pandémie est cohérent. «Nous avons quand même élaboré un plan d’action. Au moment de la levée de toutes les restrictions, nous allons appliquer progressivement ce plan d’actions qui consiste à aller sur le terrain pour faire l’état des lieux de nos structures de base, aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’international», a-t-il signifié.

 
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