TATIE

Incarcéré à la prison centrale de Libreville depuis le 15 septembre, le maire de Libreville ne devrait pas en sortir de sitôt au regard des chefs d’accusation qui pèsent sur lui. L’article 32 de la Loi organique N°1/2014 du 15 juin 2015 autorise à croire que Serge William Akassaga, premier adjoint au maire, assurera son intérim en attendant la convocation, par le gouverneur de l’Estuaire, du Conseil municipal de Libreville pour l’élection du nouveau maire.

Serge William Akassaga devrait assurer l’intérim à la maire de Libreville. © D.R.

 

Léandre Nzué, le maire de Libreville, pourrait subir le même sort que celui d’Akanda. Son placement en détention préventive à la prison centrale de Libreville, le 15 septembre, débouchera probablement sur la vacance de son siège. S’il jouit de la présomption d’innocence, les chefs d’accusation retenus contre lui suggèrent qu’il  ne devrait pas quitter la prison de sitôt. Il sera remplacé par un intérimaire, en attendant l’élection du nouveau maire.

La démarche voudrait que, par arrêté, le gouverneur de la province de l’Estuaire, Marie-Françoise Dikoumba, désigne un maire provisoire, conformément à l’article 32 de la Loi organique n°1/2014 du 15 juin 2015 relative à la décentralisation. En «cas de vacance du siège du maire ou du président du Conseil départemental pour quelque cause que ce soit, ses fonctions sont provisoirement exercées par l’un des adjoints au maire ou l’un des vice-présidents dans l’ordre de préséance». Dans ce cas de figure, l’intérim sera assuré par Serge-Williams Akassaga Okinda, élu premier adjoint au maire de la capitale gabonaise, le 3 février 2019.

La situation ici n’est pas identique à celle de la mairie d’Akanda où Serge Constant Colin Boreil, 2e adjoint au maire Gregory Laccruche Alihanga, avait été choisi par ordre de préséance. Cette ascension a été facilitée par le fait que le premier adjoint au maire, Marie Thérèse Vané, ne siégeait pas au conseil municipal. La petite heure de gloire de Serge-Williams Akassaga Okinda est arrivée. Il devrait présider les sessions ordinaires du conseil municipal de Libreville, prévues du 21 au 22 septembre.

Mais en attendant la constatation de la vacance du siège du maire par Marie-Françoise Dikoumba qui, deux semaines après la constatation, devra convoquer le conseil municipal de Libreville pour l’élection du nouveau maire, d’aucuns remettent au goût du jour la guerre de tranchées qui oppose deux groupes ethniques majoritaires de la province de l’Estuaire, les Mpongwé et les Fang. Pour la succession de Léandre Nzué, ils estiment que les jeux se feront entre Annie-Chrystel Limbourg Iwenga (Mpongwé), Eugène Nguema et Adrien Nguema Mba, (tous deux Fang). Toutefois, si l’on s’en tient à la règle d’alternance qui a toujours été appliquée pour le choix du maire de Libreville, le poste reviendrait à un sujet d’extraction fang.

 
GR
 

7 Commentaires

  1. Gayo dit :

    Donc le deuxième adjoint au maire une personne à la réputation d’être un sulfureux au language aussi douteux, antirépublicain que le premier. Quelqu’un qui frappe Sur Les forces de l’ordre impunément. Que des gens peu récommandables autour d’Ali. Au moins il a le mérite d’avoir fait frauduleusement un faux acte de naissance à ce dernier qui l’a reconnu. Ali Bongo si il est intelligent saurait que le fait d’avoir pris l’initiative de lui faire un faux acte de naissance. Ce qui est suffisant pour savoir que c’est une personne sufureuse. Mais cet enfant de Bongo ne comprendra jamais qu’il faut distinguer entre Les collaborateurs à la moralité douteuse et opportunistes et ceux servent le Gabon sincèrement voir de façon désintéréssé.

  2. Gwalt83 dit :

    Selon le code pénal, si il y’a consentement a partir de 15ans, il n’y a pas de détournement de mineur.

  3. moundounga dit :

    Bjr. Gabonreviews doit recadrer ses intervenants ça commence à faire désordre. Amen.

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