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La société Forestière Transport Bois Négoce International (TBNI) établie à Makongonio dans la province de la Ngounié ne contribue pas aux actions de développement d’intérêt collectif initiées par les communautés rurales de cette contrée, conformément aux dispositions de l’article 251 du Code forestier. Une situation qui a entraîné le 28 juin, l’immobilisation des grumiers pour exiger le respect du droit au partage des bénéfices au profit des communautés locales impactées par l’exploitation forestière.

Les populations de Makongognio dans le sud de la Ngounié ont bloqué, le 28 juin, la circulation des grumiers de la société TBNI. ©. D.R

 

Les populations de Makongognio dans le sud de la Ngounié ont bloqué, le 28 juin, la circulation des grumiers de la société Forestière Transport Bois Négoce International (TBNI). En colère, ils dénoncent une exploitation anarchique et sauvage de la forêt dans leur localité. En l’occurrence, l’absence du Fonds de développement local (FDL) alimenté par les contributions financières du concessionnaire et à répartir entre les communautés locales, en fonction de la superficie de leur finage impacté par la concession.

«Nous ne sommes pas contre l’exploitation forestière, c’est la manière de faire. Le fonds de développement local n’est pas pris en compte par cette société, c’est-à-dire que la population a droit à 800 Fcfa par mètre cube de bois exploité. Comment comprendre que les grumiers vont circuler sur une piste d’éléphants ? La sécurité de tout le monde en dépend, que ce soit les conducteurs de grumiers ou encore nous les usagers. C’est à ce titre que nous avons décidé de dénoncer au risque de vivre les revers du passé», confie le porte-parole des populations, relayé par nos confrères de Onenews241.

En effet, l’article 251 du Code forestier dispose que pour promouvoir l’aspect social de la politique de gestion durable, il est mis en place une contribution notamment financière, alimentée par les titulaires de ces concessions pour soutenir les actions de développement d’intérêt collectif initiées par lesdites communautés. La contribution financière est de 800 FCFA par mètre cube de bois coupé. Sa nature et son niveau sont définis par le cahier des charges contractuelles lié à chaque concession. La gestion de cette contribution est laissée à l’appréciation des assemblées représentatives des communautés concernées.

Cependant, TBNI, très connu pour son non-respect des lois en vigueur et des engagements pris auprès des communautés forestières dans la réalisation de certains projets communautaires ne se fixe aucune limite dans ses agissements ; dans l’indifférence totale de l’administration en charge des forêts, malgré les multiples rappels à l’ordre des acteurs de défense des droits des populations autochtones et des communautés locales.

Après plusieurs heures d’immobilisation et de dénonciation, il a fallu l’intervention des autorités administratives de la localité pour ramener les populations au calme. D’après plusieurs sources, les populations auraient consenti, sous les directives du préfet, à libérer les grumiers arrêtés. Avec comme condition préalables : la  réhabilitation des ponts et la remise en état de la chaussée avant le prochain convoyage des grumes.

 
GR
 

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