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Considéré comme la racine pivot de Gabonreview, le journal en ligne Gaboneco n’est plus que l’ombre de lui-même. L’accumulation des salaires impayés a déteint sur le personnel qui depuis plusieurs mois, broie du noir.

A Gaboneco, le personnel réclame des arriérés de salaire. © D.R.

 

Gaboneco broie du noir ! C’est le moins qu’on puisse dire. Entre rémunérations taxées d’insignifiantes et conditions de travail jugées difficiles, le personnel de ce journal qui a pourtant fait les beaux jours de la presse en ligne gabonaise est dans l’impasse. Il accumule 7 mois d’impayés de salaire.

Depuis le mois de septembre dernier, la huitaine de journalistes qui animait le journal n’a plus jamais perçu le moindre copeck, aussi modique soit-il (150 mille francs/mois, pour la plupart). A ce jour, la dette de Gaboneco vis-à-vis de son personnel est à lisière de 15 millions de francs CFA. Menacés d’expulsion par les bailleurs pour certains, traînant des enfants malades pour d’autres, les employés ont décidé de se tourner vers l’Inspection du travail, mais le bout du tunnel semble bien loin.

«Gaboneco est une arlésienne. On ne connaît pas les vrais actionnaires mais ce sont les gens du palais», murmure-t-on. D’aucuns se souviennent que Gaboneco qui a été conçu et animé par les créateurs de Gabonreview, avait été racheté par la présidence de la République afin d’accompagner l’institution dans sa communication. Seulement, « le grand patron » n’a jamais été clairement identifié et les employés ont toujours eu pour interlocuteur Edgard Yonkeu. A en croire le personnel, c’est Edgard Yonkeu qui était chargé de rétribuer les employés. Pour expliquer la situation actuelle, il aurait assuré que «la présidence de la République lui a coupé la subvention».

L’homme, affirment certaines indiscrétions, a perçu au titre de cette subvention, entre 2009 et 2017, 9 millions de francs CFA par mois, pour une masse salariale mensuelle estimée à «au plus 2 millions 500 mille francs CFA». «Le reste d’argent devait normalement servir à renflouer les caisses de la boîte mais on nous dit que c’est vide», affirme un employé de Gaboneco qui précise que  l’entreprise qui ne paie aucune charge en termes d’eau et électricité, occupe gratuitement les locaux d’un appartenant propriété de Patience Dabany (mère du président de la République), à l’Hôtel du stade.

Désarçonné par cette situation, le personnel de Gaboneco interpelle la présidence de la République pour sortir rapidement de ce cauchemar et éviter ainsi le délitement de leurs familles, surtout en cette période difficile orchestrée par le Covid-19.

 
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1 Commentaire

  1. Elvire MASSIMA dit :

    Je demande pourquoi le palais avec ses agents tapis dans l’ombre soutient bcp de médias.Ah je comprends puisqu’il y a un pb de la liberté de la presse.

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