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Jusque-là inexistantes, le gouvernement souhaite que soit inscrites dans la loi portant organisation du secteur pharmaceutique en République gabonaise des obligations spécifiques aux médicaments utilisés par les professionnels vétérinaires visant à guérir, soulager ou prévenir des maladies animales. Un texte de loi est actuellement en examen à l’Assemblée nationale.

Le gouvernement envisage de réglementer l’utilisation et l’importation du médicament vétérinaire au Gabon. © D.R.

 

Utilisés en vue de guérir, soulager ou prévenir des maladies animales, les médicaments vétérinaires circulent jusque-là sans un véritable regard de la part des autorités. Aucune loi spécifique ne règlemente leur prescription et la loi portant organisation du secteur pharmaceutique en République gabonaise reste muette, y compris sur leur importation. Biendi Maganga-Moussavou a à cœur de changer cet état de fait.

Devant les députés, membres de la Commission de la santé, de l’éducation et des affaires sociales et culturelles à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Agriculture a présenté un projet de texte dont l’objectif, a-t-il dit, est de faire en sorte qu’au Gabon, désormais, «le médicament vétérinaire ne soit plus délivré que sur la base d’une ordonnance dument établie par un médecin vétérinaire agréé».

Pour combler les insuffisances de la loi de 2011, le membre du gouvernement souhaite également que soit créé un Comité national d’homologation qui aurait un pouvoir de contrôle et dont seront membres le ministère de l’Élevage et celui de la Santé. Le but, a expliqué Biendi Maganga-Moussavou, est de règlementer l’importation du médicament vétérinaire.

«La mise sur le marché serait désormais soumise à une autorisation conjointe des ministres en charge des deux départements. Même, toute demande d’autorisation de mise sur le marché d’un médicament vétérinaire devra être accompagnée du paiement d’un droit fixe», a-t-il précisé à l’attention des élus, non sans leur rappeler que 70% des maladies humaines proviennent des animaux. D’où, selon lui, l’importance du projet de loi soumis à leur approbation.

C’est le 16 mars 2020 que le Conseil des ministres a adopté le projet de loi relatif aux médicaments et produits vétérinaires. Décliné en 8 chapitres, ce texte envisage également la création d’un ordre des médecins vétérinaires.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. Le nouveau dit :

    « Paiement d’un droit fixe »
    On est déjà au cœur du sujet et de la véritable préoccupation
    Les importations sont toutes l’objet d’une demande d’ autorisation auprès de la DGCC plus celle du médicament, depuis bien longtemps
    On va rendre les choses encore plus compliquées pour au final que l’ informel se développe d’ avantage.Comme d’habitude.

    Pauvres éleveurs

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