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Les députés de l’Assemblée nationale ont renoué ce lundi 3 octobre avec l’hémicycle à l’occasion de l’ouverture de la Session ordinaire 2022-2023. En présence d’un invité spécial en la personne d’Ahmed Mohamed Aljrwan, président du Conseil mondial pour la tolérance et la paix, ils entament une nouvelle session parlementaire de 9 mois, conformément à l’article 41 de la Constitution. Une session placée sous le sceau de la paix et de la tolérance et pour laquelle l’honorable Faustin Boukoubi invite le gouvernement à agir en faveur des Gabonais.

Le président de l’Assemblée nationale, Faustin Boukoubi, le 3 octobre 2022. © D.R.

 

Les membres du gouvernement et les députés à l’hémicycle, le 3 octobre 2022. © Gabonreview

Le président de l’Assemblée nationale, Faustin Boukoubi, a ouvert le 3 octobre, conformément à la Constitution, la Session ordinaire 2022-2023 de cette institution. Après les trois mois d’intercession parlementaire consacrés au compte-rendu auprès de la population, les élus du peuple devraient, pendant 9 nouveaux mois, voter les lois et contrôler l’action du gouvernement.

Ce nouveau rassemblement s’est ouvert en présence de l’ancien président du parlement arabe et fondateur de Parlement international pour la paix et la tolérance et président du Conseil global pour la tolérance et la paix, Ahmed Mohamed Aljrwan. «La visite que vous effectuez dans notre pays est pour nous Gabonais, d’une importance notoire, car tout comme vous, nous sommes viscéralement attachées aux idéaux de paix et de tolérance, gages de notre stabilité et de notre vivre ensemble», a déclaré Faustin Boukoubi, non sans ajouter que le Parti démocratique gabonais (PDG), majoritaire au parlement gabonais, a pour devise «Dialogue, tolérance, paix».

Il est ensuite revenu sur les récentes activités du chef de l’État, rappelant qu’Ali Bongo s’est adressé à la Nation dans le cadre de la célébration de la 62e fête de l’Indépendance et a été sur le terrain, durant l’intersession, dans Libreville et à l’intérieur du pays. «Tout en déclinant son indéfectible attachement à l’unité nationale et sa constante ambition en faveur du bien-être du peuple gabonais, le chef de l’État a aussi, en toute humilité, jeté un regard froid sur la conduite de l’action publique», a fait noter le président de cette chambre du parlement qui cite le président de la République dans son discours du 16 août dernier : « Je me dois à la vérité de dire que mon propre gouvernement a, par le passé, fait des promesses que nous n’avons pas toujours été en mesure de tenir. Des projets ont été commencés et jamais terminés», disait-il.

Ce qui traduit, selon le patron de l’Assemblée, une impatience manifeste chez le chef de l’État, mais également l’état d’esprit de la majorité. Faustin Boukoubi avance : «même silencieux, les Gabonais nous regardent. Ils espèrent toujours et comptent sur les gouvernants pour satisfaire leurs besoins essentiels».

Les députés encouragent donc le gouvernement dans la mise en œuvre effective des mesures gouvernementales portant lutte contre la vie chère. «Vivement que la nouvelle mercuriale des prix récemment élaborée par le gouvernement, en partenariat avec les opérateurs économiques, puisse apporter une réponse aux préoccupations du chef de l’État et partant à celles des Gabonaises et Gabonais», a-t-il déclaré.

Faustin Boukoubi encourage également le gouvernement dans son programme d’amélioration de l’offre d’éducation et de formation, en espérant que des opportunités d’emplois soient créées.

Intervenant lors de cette rentrée parlementaire, Ahmed Mohamed Aljrwan a salué l’action de l’Assemblée nationale à travers la publication du Livre blanc pour la paix. Pour lui, les députés gabonais, acteurs les plus proches des populations, ont posé un «acte majeur pour la promotion de la paix».

 

 
GR
 

2 Commentaires

  1. Prince dit :

    Bien sur, les Gabonais vous regardent avec mépris et résignation ce qui justifie leur silence

  2. CYR Moundounga dit :

    Bjr. Morceau au choix : »«Même silencieux, les Gabonais nous regardent». le PAN interpelle ou simple aveu d’impuissance. Je garde espoir que ce soit la première option qui soit de mise, car peut on mettre cette phrase du PAN à la forme négative, « Même silencieux, les Gabonais ne nous regardent pas. Amen.

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