Des inspecteurs mieux formés, des contrôles renforcés et des procédures harmonisées : à Libreville, les États membres du Mémorandum d’entente d’Abuja ont tracé leurs priorités à l’horizon 2030. L’enjeu dépasse les inspections à quai : prévenir les risques en mer et protéger le milieu marin. Reste à donner aux administrations les moyens de traduire ces orientations en actes.

Photo de famille à l’issue de la rencontre. © GabonReview

 

Quatre jours de travaux consacrés au contrôle des navires par l’État du port se sont achevés à Libreville le 25 septembre. Réunis à l’occasion de la 16ᵉ réunion du Comité de contrôle des navires par l’État du port et de la 6ᵉ Conférence ministérielle du Mémorandum d’entente d’Abuja, experts, responsables d’administrations maritimes et représentants des États membres ont examiné les moyens de renforcer la sécurité de la navigation, les capacités d’inspection et la protection du milieu marin. Leurs recommandations ont été soumises à la Conférence ministérielle, instance décisionnelle du Mémorandum.

Placée sous le thème « Naviguer sûr en mer : gérer durablement le parcours professionnel des officiers de contrôle de navires par l’État du port », la rencontre a fait du parcours des inspecteurs une priorité. « À l’issue desdits travaux, des orientations ont été formulées sur la formation et la fidélisation de nos inspecteurs, le renforcement de nos capacités nationales de contrôle et les priorités stratégiques qui guideront notre Mémorandum jusqu’en 2030 », a expliqué Frédérique Avome Angue Oliveira, directrice générale de la Marine marchande.

Derrière ces orientations, une exigence : donner aux administrations maritimes les moyens humains et techniques de remplir leur mission. Former les inspecteurs, mais aussi les maintenir durablement dans leurs fonctions, doit permettre de renforcer la qualité des contrôles. Encore faut-il que ces engagements se concrétisent. « Ces orientations n’auront de sens que si elles se traduisent, demain, par des administrations mieux outillées, des armateurs mieux accompagnés, des gens de mer mieux traités, un environnement marin davantage protégé et une navigation véritablement sécurisée », a souligné Frédérique Avome Angue Oliveira.

Hôte de ces assises, le Gabon a réaffirmé son engagement au sein du Mémorandum d’Abuja et sa volonté de poursuivre sa coopération avec l’Organisation maritime internationale, le secrétariat du Mémorandum et les autres États membres. À l’horizon 2030, la portée des orientations formulées à Libreville se mesurera à leur application dans les ports et à la coordination entre administrations. « Nos efforts doivent également porter sur l’harmonisation des procédures entre États du port et États du pavillon, car la sécurité maritime ne connaît pas de frontière », a déclaré le ministre des Frontières, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi.

 
GR
 

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