HABANA

Repris de justice, ils sont poursuivis pour présomption d’association de malfaiteurs et de vol aggravé.

De gauche à droite, Détrix Inama et Richard Bikoro. © D.R.

 

Leur premier séjour à la prison centrale de Mouila ne les aura finalement pas éduqués. En effet, Détrix Inama (32 ans) et Richard Bikoro (38 ans), deux Gabonais sans emploi, sont retournés derrière les barreaux pour des faits présumés d’association de malfaiteurs et de vol aggravé.

Sortis de prison il y a juste quatre mois, les deux acolytes y retournent pour de plusieurs faits commis à l’intérieur du pays, entre novembre et décembre 2020, selon des sources judiciaires.

Tout commence par la ville de Ntoum où, il y a deux mois environ, ils auraient dévalisé une pharmacie, emportant une somme de 4 millions de francs. Grâce à une partie de cet argent, ils se rendent à Lambaréné où ils auraient réussi à subtiliser une arme à feu de type carabine, dans un domicile.

Puis, ils quittent le chef-lieu de la province du Moyen-Ogooué pour Ndendé. Ici, ils vont cibler la résidence d’une magistrate située à près de 2 Km du centre-ville. Ils y auraient volé des produits de beauté et bien d’autres effets de valeur. Toujours selon des sources judiciaires, ils auraient également tenté de s’introduire illicitement dans le domicile de l’ancien ministre Yves Fernand Manfoumbi, ancien ministre, actuellement député de la localité. Mais ils seront stoppés par la présence du gardien.

Nullement découragés, Inama et son complice décident d’opérer au centre médical de Ndendé, réussissant à emporter l’ordinateur du médecin-chef de l’établissement sanitaire. Avant de se rendre à Fougamou, où ils auraient défoncé les domiciles d’anciens membres du gouvernement (Marcel Doupamby Matoka et Bertrand Mapangou), mais aussi le bureau du maire de cette cité, Joseph Moutandou Mboumba.

Après ces forfaits, ils improvisent un séjour à Mouila. Instinctivement, ils se rendent chez un particulier dans la zone de Val-Marie où ils ne trouveront rien. Cette série de forfaits sera arrêtée à la suite des plaintes de leurs nombreuses victimes déposées contre X. Flairant le danger, ils tentent de repartir sur Libreville. Malheureusement pour eux, ils sont interpellés par des agents de la Police judiciaire (PJ) de Lambaréné, Libreville et Mouila, au niveau de Bifoun.

Au terme de l’enquête préliminaire, ils ont été déférés le 7 janvier dernier devant le parquet de la République de Mouila qui, après audition, les a placés en détention préventive à la prison centrale du chef-lieu de la Ngounié où ils attendent désormais leur jugement.

 
GR
 

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