Moulenda, Adjatys, Princesse de Souba, Rekoula : Oligui invite ses contradicteurs à Cité de la Démocratie
Ils ont critiqué le Gabon depuis l’étranger, parfois avec virulence, souvent sans retenue. Brice Clotaire Oligui Nguema ne leur répond pas. Il les invite. Le 3 mai 2026, Princesse de Souba, Jonas Moulenda, Bernard Rekoula, Thibaut Adjatys et une vingtaine d’autres voix de la diaspora poseront le pied sur la colline de fer, là où tout a commencé il y a près de deux siècles. Un président qui ouvre sa porte à ses contradicteurs. Un pays qui tend le miroir à ceux qui l’ont jugé de loin. C’est soit le coup politique de l’année, soit le pari le plus risqué de la République.

C’est ici, à la Cité de la Démocratie sur la «colline de fer», qu’Oligui Nguema invite trente membres de la diaspora gabonaise, dont Bernard Rekoula, Isaac John, Jonas Moulenda, Thibaut Adjatys et Princesse de Souba, à voir le Gabon de leurs propres yeux. © GabonReview
Le 3 mai 2026, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, procédera à l’inauguration officielle de la Cité de la Démocratie. L’édifice réhabilité porte en lui plusieurs siècles d’histoire nationale. C’est sur ce promontoire, le Nkole Engong, la «colline de fer», que sont signés, le 9 février 1839, les premiers traités entre des chefs coutumiers de la côte gabonaise et la France, représentée par le lieutenant de vaisseau Bouët-Willaumez. Le site accueillera ensuite le sommet de l’Organisation de l’Unité Africaine en 1977, puis la Conférence nationale de 1990, moment charnière de la démocratisation gabonaise. Autant de strates qui font de ce lieu le creuset symbolique de la nation.
Une délégation plurielle, des voix assumées
À cette occasion, selon des sources fiables proches du palais présidentiel, le chef de l’État franchit un pas d’une portée considérable. Trente membres choisis de la diaspora gabonaise, tous frais payés et droits garantis, sont conviés à l’événement. Leur seule mission : voir, constater, puis témoigner librement devant leurs communautés respectives.
La sélection évoquée reflète un parti pris délibéré de pluralisme. Figurent parmi les personnalités pressenties l’activiste Isaac John, voix critique de premier plan ; l’influenceuse politique Princesse de Souba ; le lanceur d’alerte, commentateur politique et environnemental Bernard Rekoula ; Colette Reboucca, voix de la diaspora féminine ; l’acteur médiatique de la diaspora, Thibaut Adjatys ; le journaliste d’investigation Jonas Moulenda, et la communicante Tata Huguette. Une vingtaine d’autres personnalités compléteront la délégation.
Le réel contre la rumeur
La doctrine est simple : opposer le terrain au commentaire à distance, l’expérience directe au prisme déformant des réseaux sociaux. Les invités circuleront librement, sans escorte ni script.
À leur retour, ce sont eux qui raconteront, témoins indépendants dont la parole n’est justement pas acquise d’avance. Un témoignage favorable issu d’un sceptique connu pèse davantage que cent communiqués officiels. C’est là le calcul présidentiel. Une première édition. Une pierre posée, pas un point final.












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