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Après une pause de deux ans imposée par la pandémie de Covid-19, la native de Mighoma, dans la province de la Nyanga, a décidé de revenir sur la scène avec un maxi-single intitulé «l’accord des cœurs» et d’ajouter une nouvelle corde à sa guitare avec la création d’un cabinet de médiation professionnelle et de conseil baptisé «Muleby», le corps de garde en punu. Le tout a été présenté le 26 octobre dernier, dans un restaurant de Libreville.

Annie Flore Batchiellilys en harmonie avec l’accord des cœurs. © Gabonreview

 

Annie Flore Batchiellilys a présenté, le 26 octobre dernier, à Libreville, son nouveau maxi-single de quatre titres, intitulé «L’accord des cœurs» proposant des rythmes d’ici et d’ailleurs. Cette nouvelle ballade musicale est présentée comme le résumé d’un quart de siècle de production musicale de l’artiste musicienne, auteure, compositrice et interprète.

Pour la compositrice gabonaise, de langue maternelle punu, alliant les formes traditionnelles de chant au jazz et au blues, «L’accord des cœurs», est une invitation à l’autre à venir prendre sa part en elle. C’est le besoin d’entente, le besoin de l’amour, de l’harmonie. «Notre humanité vit conflictuellement et il nous manque l’amour, l’intégrité. C’est une invitation à prendre conscience que nous pouvons nous organiser en adversité pour vivre avec l’autre et se soucier du bonheur des autres. Dans ce titre, il y a des réflexions (celle sur la situation que l’humanité vit) il y a de l’interpellation (sur la part, le rôle de chacun dans ce monde) et l’objectif (il faut qu’on voie et qu’on s’incline)», a expliqué l’artiste, indiquant que la particularité dans ce single et dans le prochain album est la collaboration avec plusieurs artistes gabonais, de jeunes et de moins jeune. «Dans ce single, tout tourne autour du véritable amour, de la paix, de l’unité et de l’entente, en prônant la différence». 

Une nouvelle corde à sa guitare

Parce qu’elle est passionnée par l’humain, et qu’elle se sent et se retrouve en l’autre, la chantre de l’amour et de la paix a souhaité ne pas se limiter à sa voix dans le règlement des conflits. Elle veut agir par des actes et marquer ses interventions d’une empreinte indélébile. Après plus de trente ans de vie artistique qu’elle n’entend pas abandonner en si bon chemin, Annie Flore Batchiellilys a décidé de devenir médiateur professionnel et d’aider les parties à résoudre leurs problèmes à l’amiable.

«La médiation professionnelle permet à deux parties ou deux entreprises en situation conflictuelle de recourir à un tiers pour trouver une solution par le dialogue, sans passer devant les tribunaux», a-t-elle indiqué. Une nouvelle carrière qui sera conduite à travers son cabinet de médiation professionnel et conseil : «Muleby».

Originaire d’un pays, où les artistes n’ont pas de droits, où aucune structure n’est prévue pour accompagner leur développement de carrière, grâce à son énergie, à son talent et à sa volonté sans faille, Annie Flore Batchiellilys compte aujourd’hui neuf albums : «Afrique mon toit, 1997» ; «Diboty, 2002» ; «Je t’invite, 2003» ; «Broute bien, 2006» ; «Le chant, c’est mon chant, 2008» ; «Live à Olympia, 2008» ; «De Mighoma pour vous, 2011» ; «Mon Point Zérooo, 2013» ; et «À l’angle de mon être, 2016».

 
GR
 

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