HABANA


Ancienne présidente du Comité de suivi des actes de la conférence nationale de 1990, Marie-Agnès Koumba, de nos jours cadre de l’Union nationale et vice-présidente sur la liste de Paulette Missambo, est décédée ce 14 septembre de Covid-19. La nouvelle est confirmée par sa famille politique.

Marie-Agnès Koumba, cadre de l’Union nationale, n’y est plus. © Union nationale

 

Marie-Agnès Koumba a opéré l’ultime saut dans l’au-delà ce 14 septembre. A 63 ans, l’ancienne présidente du Comité de suivi des actes de la conférence nationale de 1990 quitte ses amis artisans du projet «Progrès et Modernité», porté par la candidate au poste de président de l’Union nationale, Paulette Missambo. Emportée par le Covid-19, elle est allée rejoindre ses compagnons de lutte pour l’alternance et l’avènement d’un Gabon pour tous, notamment Pierre Claver Zeng Ebome, Marie Mendome, Daniel Kombe Lekambo et André Mba Obame.

Née le 24 mai 1958 à Brazzaville, alors capitale de l’ancienne Afrique Équatoriale Française, elle rentre avec ses parents au pays lors des évènements Congo-Gabon de 1962. Après ses études d’ethno-sociologie, elle intègre en 1983 la fonction publique en qualité d’enseignant-chercheur à l’Institut de recherche en sciences humaines (IRSH). Durant 26 ans, elle gravit les échelons de l’administration gabonaise et a assume des charges dans la haute administration : Directeur général de la culture, premier secrétaire du Conseil économique et social, secrétaire général adjoint de la présidence de la République rattaché à la vice-présidence, puis directeur de cabinet du vice-président de la République.

C’est en 1990 que Marie-Agnès Koumba s’engage en politique. Elle prendra part à la Conférence nationale sur la démocratie (Mars-Avril 1990) en qualité de secrétaire générale de l’Association pour la défense des droits de la femme et de l’enfant (ADDFE). Au sortir de la Conférence nationale, elle sera désignée par ses pairs du Comité de suivi des actes de la Conférence nationale pour en assurer la présidence.

Au cours de l’année 2000 elle est consultante à l’Unicef. Cooptée par l’Union africaine, elle observe les élections politiques à travers le continent de 2005 à 2009. A l’issue de l’élection présidentielle contestée de 2009 au Gabon, au cours de laquelle elle a activement soutenu Casimir Oye Mba, elle quitte l’Adere. En 2010, aux côtés de Casimir Oye Mba, elle entre à l’Union nationale. En 2014, elle est désignée Coordonnatrice nationale du mouvement national des femmes de l’Union nationale, poste qu’elle occupera jusqu’à son décès.

«Marie Agnès Koumba était une femme de courage, engagée et déterminée. Elle était un personnage d’une grande courtoisie et d’une humilité peu ordinaire. Depuis 1990 et plus encore depuis 2009, elle a été de tous les combats pour l’alternance et l’avènement d’un Gabon pour tous », a souligné Paulette Missambo, qui l’avait coptée comme l’un de ses six vice-présidents dans sa future équipe dirigeante de l’Union nationale.

 
GR
 

0 commentaire

Soyez le premier à commenter.

Poster un commentaire