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«Le Gabon en France : une présence culturelle», titre d’un nouvel ouvrage à plusieurs mains à retrouver en librairie. Dirigé par l’ambassadeur du Gabon en France, Flavien Enongoué, le petit volume (200 pages) est paru en ce début de mois de juillet aux éditions Descartes & Cie. But essentiel de l’effort collectif : «interroger la présence culturelle du Gabon en France, à savoir la toponymie, l’histoire, le cinéma, le patrimoine muséal, la littérature, la musique, la recherche scientifique et la formation universitaire».

«Le Gabon en France : une présence culturelle», nouvel ouvrage collectif à retrouver en librairie. © Gabonreview

 

Projet construit autour d’une bonne brochette d’universitaires et auteurs pluridisciplinaires, «Le Gabon en France : une présence culturelle» est la toute dernière œuvre placée sur le marché littéraire par l’ambassadeur du Gabon en France, Flavien Enongoué. L’ouvrage collectif entend faire la lumière sur des aspects méconnus de la présence culturelle du Gabon en France.

© Gabonreview

Quelles figures historiques gabonaises sont inscrites par la France dans son patrimoine mémoriel ? Quelle place occupe le Gabon dans la musique, le cinéma et les musées français ? Quelle est la présence du pays de Raponda-Walker dans la littérature, la recherche médicale et scientifique ? Quels sont les pôles de formation de ses élites ? Ces quelques questions indiquent pour l’essentiel l’approche des neufs auteurs ayant participé à ce projet. Lequel se «dresse d’abord contre l’oubli, cette nécessaire défaillance que la mémoire elle-même organise», selon le préfacier de la publication, Pierre Franklin Tavares, l’un des meilleurs théoriciens de la banlieue en France. Pour lui, il s’agit «d’un regard gabonais qui, tout à la fois, tel Janus, observe le Gabon en France et la France au Gabon, pour mettre au jour cette double présence culturelle».

L’œuvre s’articule donc autour des contributions de noms bien connus des milieux universitaires gabonais, africains et français. Si Flavien Enongoué traite de ««Blanc donne pas nom cadeau» : Le Gabon dans la toponymie urbaine française», le Pr Bonaventure Mvé Ondo de l’Université Omar-Bongo (UOB) et ancien vice-recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie, aborde le thème «Bordeaux, pôle de formation des élites africaines», tandis que le professeur de droit public et de sociologie politique de l’UOB, Guy Rossatanga-Rignault, creuse dans «Le Gabon d’André Gide et Marc Allégret : la médiation du protestantisme» quand l’actuel ministre de l’Éducation nationale du Gabon et professeur des universités, Patrick Mouguiama-Daouda, s’appesantit sur le «rapatriement du patrimoine culturel et politique muséal : vision et stratégie gabonaise».

D’autres thématiques telles que «Force noire», mémoire blanche : Charles et Jean Baptiste N’Tchoréré dans le souvenir français», «la fondation internationale Léon M’Ba», «le goût de la mangue verte. Le Gabon dans le cinéma français», «Claude Nougaro : ’’la voix d’Akendengue’’, une invitation au voyage» ou encore l’«émergence de la vie pluricellulaire sur terre : la révolution du bassin francevillien» et «la diplomatie au miroir de la culture», sont respectivement explorées par le Maître de conférence, habilité à diriger (HDR) de l’UOB, Steeve Robert Rénombo ; le Pr émérite de l’Université Sorbonne Paris-Cité, Jean-Pierre Coulard ; le scénariste, réalisateur et producteur, Imunga Ivanga ; le géologue français, professeur de l’Université de Poitiers,  Abderrazak El Albani, et le Professeur de science Po-Paris, agrégé de science politique, Bertrand Badié.

Dans la logique d’un croisement des regards, on trouvera aussi dans cet ouvrage une étude réciproque sur l’empreinte française dans la toponymie urbaine gabonaise. Ce, à travers quatre villes (Libreville, Franceville, Lastoursville et Port-Gentil) liées à quatre figures de la France coloniale, respectivement Bouët-Willaumez, Savorgnan de Brazza, Rigail de Lastours et Gentil.

Pour le préfacier, «ce bel ouvrage illustre une fois de plus la grande maturité de nombreux intellectuels gabonais qui, avec probité et enthousiasme, animent la recherche universitaire». «Le Gabon en France : une présence culturelle aura atteint son but s’il parvenait à susciter auprès de ses futurs lecteurs quelque passion pour la connaissance de l’histoire de France par les Africains. Car, dans ce registre, bien d’autres faits entendent d’être exhumés», a indiqué Pierre Franklin Tavares.

 
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3 Commentaires

  1. Ikobey dit :

    Heureusement que maintenant , il y a un livre.
    Sinon, personne n’aurait su qu’il y avait une présence culturelle du Gabon en France 🙂

  2. Juldas Stevince BIWAGOU dit :

    Sans passion ce ouvrage est un chef d’eouvre intellectuel qui impose une valse neuronale qui s’affirme avec le questionnement de soi et marque un trait évident de l’identité collective.
    J’ai eu le privillège de lire ce ouvrage et le recommande.

  3. Juldas Stevince BIWAGOU dit :

    Sans passion cet ouvrage est un chef d’eouvre intellectuel qui impose une valse neuronale qui s’affirme avec le questionnement de soi et marque un trait évident de l’identité collective.
    J’ai eu le privillège de lire cet ouvrage et le recommande.

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