HABANA

«Trafic d’influence», «intimidation», séquestration des émoluments de ses collaborateurs, non-respect des clauses du contrat des consultants dont il semble vouloir se débarrasser sans que rien ne lui en coûte, le directeur général de la Promotion de l’économie numérique et président du Comité technique opérationnel du projet eGabon, financé en partenariat entre l’État gabonais et la Banque mondiale, est plutôt mal vu au sein de sa boîte, au point que ce jeudi 11 février une lettre pour se plaindre de lui est parvenue au ministère de la Communication et de l’Économie numérique.

Raphaël Mezui Mintsa, directeur général de la promotion de l’économie numérique et président du Comité technique opérationnel du projet eGabon. © D.R.

 

Si ses différentes initiatives, à l’instar du Concours plan d’affaires, la dernière en date, donnent l’image d’une structure publique parmi les mieux dirigées et dans laquelle il fait bon travailler, il n’en est rien. La réalité est tout autre à la rue Pecqueur au centre-ville de Libreville, au siège du projet eGabon, où l’atmosphère s’est fortement dégradée ces derniers mois entre le patron des lieux, Raphaël Mezui Mintsa et certains de ses proches collaborateurs.

Ce jeudi, des sources au sein de l’administration dirigée par Edgar Anicet Mboumbou Miyakou, une lettre est parvenue au cabinet du ministre d’Etat à la Communication et à l’Economie numérique. Celle-ci dresse un portrait peu élogieux du directeur général de la Promotion de l’économie numérique et président du Comité technique opérationnel du projet eGabon que les destinateurs accusent d’user de son pouvoir pour leur «mener la vie impossible par ses actions» au quotidien. Et ce ne serait pas la première fois que le management du M. Mezui Mintsa fait l’objet de critiques portées à l’attention des autorités.

Un récidiviste ?

«Il y a près de 6 mois déjà, monsieur le ministre d’État avait été saisi au sujet de nos contrats qui étaient menacés d’être interrompus sans préavis, au mépris des règles et procédures de la Banque mondiale. C’est à la suite d’une réunion tenue le 28 juillet 2020 au sein du cabinet avec l’ensemble des parties prenantes à ce dossier que nos contrats ont été renouvelés. Malheureusement, monsieur le Secrétaire général, après une légère accalmie, la situation semble s’empirer», écrivent les collaborateurs désabusés à Edgar Anicet Mboumbou Miyakou.

Si ces derniers disent être difficilement parvenus à percevoir leurs émoluments en décembre 2020 grâce notamment à l’intervention du ministre de tutelle, depuis le début de l’année 2021, ils n’ont encore rien perçu.

«Pour ce mois de janvier 2021, monsieur Raphaël Mezui Mintsa use de trafic d’influence, d’intimidations, de raisons fallacieuses pour retarder nos paiements. Le plus grave pour les consultants que nous sommes, c’est l’utilisation d’une fiche de pointage qui n’est pas un document officiel du projet et ne reposant sur aucun acte administratif (arrêté, décision ou note) est utilisée contre nous pour justifier la suspension du paiement de nos honoraires, avec toutes les conséquences préjudiciables pour nos vies et celle de nos familles, notamment pour les locataires et la scolarité de nos enfants», portent-ils à la connaissance du patron du ministère de la Communication et de l’Économie qu’ils espèrent rencontrer bientôt pour lui faire part dans le détail de la situation du projet eGabon.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. Serge Makaya dit :

    A l’image du défunt Ali Bongo, roitelet du Gabon. Pitié !! A Ntare Nzame !!

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