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Ayant pourtant signé une convention avec la société Gabon Advance Wood (GAW) dont la concession, au niveau de Bakoumba, subissait les activités des orpailleurs illégaux avant leur récente interpellation à la faveur d’une opération des écogardes de l’ANPN et des éléments du B2, le gouvernorat du Haut-Ogooué et la Gendarmerie nationale n’auraient pas honoré leur engagement quant à la sécurisation de ladite concession, révèlent des sources. 

Un camp d’orpailleurs illégaux détruits sur la concession de GAW (image d’archives). © D.R.

 

17 individus, dont un enfant de 4 ans et une femme, tous d’origine étrangère et congolaise en majorité, ont été appréhendés dans la nuit du mercredi 14 au jeudi 15 septembre sur le site forestier de Gabon Advance Wood (GAW), à cheval entre le Haut-Ogooué et l’Ogooué-Lolo. Depuis plusieurs mois, ils exploitaient illégalement de l’or dans la partie sud dudit site, en zone périurbaine entre Moanda et Bakoumba. Une activité qui aurait pourtant pu être évitée, à en croire certaines informations.

Des sources révèlent en effet que les autorités locales avaient été maintes fois interpellées sur ce sujet et particulièrement sur l’impact de cet orpaillage sauvage sur l’environnement et les risques encourus par les populations. Rien n’y a fait.

Aucune mission réalisée en 2022

En juillet 2022, un rapport de synthèse des actions entreprises par GAW en vue de lutter contre l’orpaillage artisanal illégal sur sa concession que Gabonreview a consulté affirme par exemple que depuis le début de l’année en cours, «aucune mission (n’a été) réalisée» ni à l’initiative du gouvernorat ni par la Gendarmerie nationale en vue du déguerpissement des orpailleurs illégaux en forêt. Le même document indique pourtant qu’une convention tripartite y relative a bel et bien été signée entre GAW, le gouvernorat du Haut-Ogooué et la Gendarmerie nationale. Si des missions d’identification des sites d’orpaillage illégal avaient été faites et deux camps d’orpailleurs détruits, les deux cosignataires censés représenter les pouvoirs publics n’ont plus honoré leur engagement.

Lassée de la situation et se sentant abandonnée par ses partenaires, la société GAW a dû appeler à l’aide le ministre des Eaux et Forêts. C’est d’ailleurs à la suite de cette interpellation qu’un commando d’écogardes de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) dirigé par Hubert Ella Ekogha, soutenu par des éléments de la direction générale de la Contre-ingérence et de la Sécurité militaire (DGCISM, plus connue sous le nom de B2) a été dépêché sur le terrain récemment. Une opération menée avec succès au regard des armes lourdes saisies sur le site, propriété des orpailleurs, dont certains détenaient d’ailleurs des documents délivrés par des autorités. 

 
GR
 

3 Commentaires

  1. Stephanoetus dit :

    Quand on veut justifier l’injustifiable😮‍💨

  2. Peter NZAMBA dit :

    Il faut bien trouver un coupable pour justifier ce qui ne doit pas l’être et surtout pour légitimer la brutalité de l’ANPN qui devient aujourd’hui le gendarme de l’environnement au Gabon. Que fait l’ANPN à Bakoumba, il n’y a aucun PN dans la région? Les PN de BIrougou de Plateau Batéké sont à près de 100 km et Est et Ouest de Bakoumba. Le décret faisant de l’ANPN le gendarme tout puissant de l’Environnement au Gabon a été rejeté par les représentants du peuple. Comme la GR, l’ANPN sort de son giron et s’octroie des pouvoirs en dehors de ceux qui lui sont définis. L’ANPN c’est dans les PN et les zone tampons et non en dehors, giron des forces de défense et de sécurité. Confusion des genres……..!

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