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Selon l’hebdomadaire Le Mbandja, Jérémie Ayong Nkodje Obame, Lionel Erwin Diambou et Gérard Fanou, trois proches de Brice Laccruche Alihanga, incarcérés comme lui dans le cadre de l’Opération scorpion à la prison centrale de Libreville, auraient bénéficié d’une liberté provisoire il y a quelques jours.

Trois autres personnes incarcérées dans le cadre de l’opération scorpion serait en liberté provisoire. © D.R.

 

Alors que la lutte contre le Coronavirus focalise toutes les attentions à Libreville, celle contre le détournement des deniers publics initiée en novembre dernier semble se poursuivre loin des feux des projecteurs. Selon l’hebdomadaire Le Mbandja, trois personnes incarcérées dans le cadre de l’Opération scorpion auraient bénéficié d’une liberté provisoire, il y a deux semaines.

Au nombre des libérés figurent Jérémie Ayong Nkodje Obame, ex-directeur général adjoint de la Société gabonaise de raffinage (Sogara), incarcéré pour complicité de détournement de fonds publics ; Lionel Erwin Diambou, conseiller de l’ex-administrateur-directeur général de Gabon oil company (Goc), poursuivi pour le même motif que le premier, et Gérard Fanou, expert-comptable, soupçonné de complicité de détournement de fonds publics, concussion et blanchiment de capitaux.

A en croire le journal, ces proches de Brice Laccruche Alihanga, qui séjourne toujours à la prison centrale de Libreville et dont les conditions de détentions ont selon son avocat, été corsées depuis le 7 mars, ont été libérés dans «la plus grande confidentialité». Pour ainsi dire, après environ deux semaines hors de la misère de « Sans famille », aucun de leurs avocats ne s’est exprimé sur cet élargissement provisoire de ces trois « pro-BLA».

Ce mutisme n’éclaire non plus la stratégie qu’ils conseilleront à leurs clients. Jérémie Ayong Nkodje Obame, Lionel Erwin Diambou et Gérard Fanou, vont-ils suivre la même ligne de défense que celle de l’ex-ministre du Pétrole, Noël Mboumba ? Ce dernier a reconnu les faits qui lui sont reprochés tout en se déchargeant sur Brice Laccruche Alihanga. «J’ai reconnu avoir exécuté les instructions malveillantes de la part des personnes qui ont profité de leur position dominante pour me conduire à poser des actes contraires à la loi», avait-il déclaré. Les trois derniers libérés plaideront-ils aussi le trafic d’influence ?

 
GR
 

4 Commentaires

  1. Mezzah dit :

    Ainsi va la république dans le Bongoland. Avec ça croyez-moi les détournements ne cesseront jamais au Gabon tant que les Bongo sont là.

  2. lematogaleux dit :

    Incroyable!!!
    Mais quel message le Président Ali veut-il faire passer en libérant ces fossoyeurs de la République. Quel message envoie t-il à tous ceux qui sont en fonction?
    Vous conviendrez que si quelqu’un détourne des milliards et passe seulement 2 mois en prison, alors je dis: PERMETTEZ MOI AUSSI DE DETOURNER QUJELQUES MILLIARDS, SACHANT QUE JE NE PASSERAI QUE MOINS DE 6 MOIS EN PRISON. CA VAUT LE COUT, PLUTÔT QUE DE TRAVAILLEZ PENDANT 50 ANS.

    Ali est faible!!!

  3. Maroga Guy dit :

    Qui peut vraiment certifié qu’il y a eu détournement de milliard de FCFA… Nous n’avons que la version du Gouvernement pour ne pas dire des gouvernants!!! les accusés sont derrières les barreaux , sans procès!!!

    Au lieu que les gouvernants organise le procès pour qu’on écoute les accusés, on a plutôt droit un scénario digne de la mafia : On trouve des affidés pour charger le principal accusé…qui reste maintenu en détention coercitive dans le but de le rendre fou (dixit son avocat)….voilà la « répoublique »!!!!

  4. Ikobey dit :

    La trahison est donc le prix qu’il fallait payer pour sortir de prison.
    Quelles sont les véritables raisons de l’incarcération de BLA ?
    Faisait-il trop d’ombre au chef de l’Etat ? La rancune de ce dernier semble forte,
    qui peut dire pourquoi ?

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