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Entre 2013 et 2015, aucune nouvelle infrastructure scolaire n’est sortie de terre. Et pourtant, une enveloppe budgétaire de plus de 20 milliards avait été inscrite dans la loi de finances 2013 pour la rénovation et la construction d’établissements d’enseignement secondaire à travers le pays.

Une école dans l’arrière-pays gabonais. © coopgabon.net

Une école dans l’arrière-pays gabonais. © coopgabon.net

 

Afin de faciliter la mise en œuvre du Schéma directeur national des infrastructures (SDNI), le législateur a inscrit, pour l’exercice 2013, la coquette somme de 20.177 367 640 francs au budget de l’État au titre de la construction et de l’équipement d’établissements secondaires à travers le pays. Deux ans plus tard, rien n’est visible sur le terrain, bien qu’il semble que les financements aient été décaissés. Où sont donc passés les 60 lycées et 10 internats censés améliorer les conditions de travail et d’étude dans l’enseignement public du second degré ? Une interrogation d’autant plus significative que l’école gabonaise souffre d’un déficit criant en salles de classe. Désignée pour assurer la supervision et le contrôle technique et financier des différents chantiers liés à ce programme de réduction du déficit infrastructurel dans l’enseignement, l’Agence nationale des grands travaux (ANGT) doit quelques explications à l’opinion publique.

D’ores et déjà, les réseaux sociaux s’enflamment. Ils exigent des comptes. Ainsi dans un texte intitulé «Les 60 lycées financés par le budget de l’État que l’ANGT n’a jamais construit», rédigé à partir de l’annexe explicative de la loi des finances initiale 2013, le blog mays-mouissi.com indique que sur les 20.177 367 640 francs, 14 081 250 000 francs ont été affectés à l’ANGT. Le reste du budget, soit 6 096 117 640 francs, étant sous contrôle de l’agence comptable de Libreville. Cette dotation est repartie comme suit : 7, 6 milliards pour 60 nouveaux lycées avec équipements ; 2, 5 milliards pour 10 nouveaux internats et avec équipements ; 781 millions pour la rénovation de cinq internats ; 4 milliards pour la construction d’un lycée scientifique à Koula-Moutou ; 300 millions pour la construction d’un internat au collège d’enseignement secondaire de Mpaga ; 1,15 milliard pour l’extension et l’équipement du CES de Cocobeach et 3,8 milliards pour l’achèvement des autres travaux en cours.

L’on peut tout de même s’interroger sur la particularité et l’originalité du lycée technique de Koula-Moutou, vu son coût excessif, évalué à 4 milliards contre 3 milliards pour l’ensemble des 59 autres établissements identifiés dans le programme. Il en va de même pour les travaux d’extension et d’équipement du CES de Cocobeach pour lesquels le législateur a affecté une enveloppe budgétaire de 1.15 milliards. Un montant, somme toute, démesuré. Face à ces interrogations, l’ANGT, récemment transformée en ANGTI, va-t-elle se murer dans le silence ? Qu’en dira l’Assemblée nationale ? Va-t-elle initier une mission d’enquête parlementaire ? Au-delà, quel crédit accorder à ses précédentes descentes sur le terrain ? Des questions, toujours et encore…

 

 
GR
 

11 Commentaires

  1. Tanko dit :

    Le grand émergent a acheté pour 24  millions € son appartement de Londres où réside en permanence son épouse à la ville.  Je pense  que des salles de classe, des tables banc, des laboratoires ou des salles d’info de nos enfants ont dû  être sacrifiés pour le confort londonien  de la surdouée Sylvia parce qu’elle le vaut bien!  dit la pub.
     »’De l’instruction naît la grandeur des nations » Jules Ferry
    Ali Bongo n’a jamais aimé l’ecole d’où cette désinvolture caractérisée de sa part envers tout ce qui concerne l’amélioration des conditions d’apprentissage au Gabon. Il préfere s’acheter,avec les fonds publics,des Rolls Royce Phantom, Bentley GT, Mercedes SLR, Ferrari, plutot que voir des écoles construites.

  2. citez la source dit :

    citez la source quand vous reprennez un article. c’est un travail de recherche qui merite d’etre cite . voici l’article qui vous. permis de rediger le votre. Source: mays-mouissi.com

  3. John mba dit :

    On peut avoir le meilleur programme de tous les temps mais quand les marchés et les dépenses ne se font pas selon la loi en vigueur et échappent à tout contrôle une salle de classe coûtera près de 1 milliard. Abus. Corruption. Vol. Aucun être humain normalement constitué ne peut résister à cette tentation. C’est pk les lois nous servent de garde fois et qu’il faut les respecter.

  4. Conjack dit :

    ANGT ne rend pas compte au Peuple Gabonais puisque ne dependant d’aucun Ministère, ne pourras jamais être auditionnée à l’Assemblée Nationale…..Gabégie quand on t’honore….voilà ce que tu nous donnes

  5. C’est normal puisque pour le gouvernement la construction et la rénovation des écoles ne concerne que Libreville et ses environs le Haut-Ogooué chez les bongo et la province la ville le département ou le canton d’origine du ministre en charge de l’éducation nationale.C’est la conception que fait le Pdg au pouvoir de notre pays.

  6. Alex Mvone Medjo dit :

    Voilà des questions intéressantes auxquelles les responsables doivent apporter des réponses. On ne peut pas continuer ainsi, à détourner des projets et à faire taire le sujet! les écoles, tout le monde le sait, sont insuffisantes d’où la construction de nouvelles structures tombe à pic. J’ai l’impression que ce sont les grèves illimitées qui font réagir les officiels.

  7. Mays Mouissi dit :

    Merci à Gabonreview de nous avoir fait l’honneur de relayer notre travail d’analyse.

    Bien à vous.

    MM

  8. Le visiteur dit :

    C’est Ping et Myboto qui ont volé ça, il ont donnée ça à Casimir Oyé Mba et Eyeghé Ndong pour qu’il aille remettre à AMO pour qu’il emmène çà a MAMBOUNDOU quand il va finalement Mourir………. Triste Pays ou personne ne porte ses c…. et dit les choses comme elle sont au lieu de peindre une tableau « Fabuleux de leur action » et de renvoyer toutes leurs Erreurs aux OPPOSANTS!!!

  9. Miss T dit :

    Faut poser la question au béninois Acrombessi et à Ali Bongo, les gros escrocs de la République bananière.

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