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Deux morts ! Tel est le bilan d’une querelle amoureuse qui a mis le quartier Angone, à Oyem, dans la province du Woleu-Ntem, en émoi ce 15 juin, en matinée. Pour s’être disputé avec son amoureuse, un homme d’une quarantaine d’années a menacé de la tuer avant de tirer mortellement sur un agent de la police judiciaire (PJ) et d’en subir la riposte qui l’a fait passer de vie à trépas.

(Image choquante) L’amoureux au fusil après la riposte des policiers. © D.R.

 

Les populations d’Oyem, particulièrement ceux du quartier Angone, se sont réveillées ce matin avec une scène de jalousie ayant tourné au drame. Un certain Rojas Owono Okwevele, la quarantaine révolue, était en colère du fait de la décision de sa concubine de le quitter. Ce matin du 15 juin 2020, alors que celle-ci s’apprêtait à quitter le quartier avec ses enfants, elle a été interpelée par son conjoint qui lui aurait demandé de ne pas bouger si elle souhaitait rester en vie. Prise de peur la jeune dame s’est soumise, surtout que sieur Owono avait en mains une machette et un fusil de type 14 mm, chargé et prêt à être utilisé.

Le sous-brigadier Cédric Komegniang Mba de son vivant. Et, l’amoureux furieux gisant dans son sang. © D.R.

Alertés par le voisinage, les agents de la Police judiciaire (PJ) font une descente sur les lieux en vue de neutraliser l’homme armé et menaçant. Malgré les sommations et négociations lancées par Cédric Komegniang Mba, le chef de la mission, Rojas Owono Okwevele a choisi d’ouvrir le feu au moment où le policier négociateur était à environ 2 mètres de lui.

Pris de panique, ses deux compagnons policiers se sont repliés, avant de revenir pour embarquer leur collègue tombé et le conduire au centre hospitalier régional d’Oyem. Une autre équipe appelée en renfort est arrivée sur les lieux, a interrogé les témoins avant d’engager la traque du tireur. Retrouvé loin du lieu du drame, une autre négociation s’est engagée pour le désarmer. Rojas Owono Okwevelé a chargé à nouveau son 14 mm et enclenché un autre coup de feu. Cette fois personne n’a été touché par le tir. Dans cette situation inquiétante, la riposte a été automatique : la police a ouvert le feu. L’amoureux menaçant a rendu l’âme sur le champ.

Conduit au centre hospitalier d’Oyem, le sous-brigadier Cédric Mba Ekomeniang sur lequel l’amoureux furieux avait tiré, a lui aussi rendu l’âme. Affecté à l’unité d’intervention de la brigade de lutte contre la criminalité, il était de la promotion 2010.

Venu constater l’état de l’officier de police judiciaire (OPJ) mort dans l’exercice de ses fonctions, le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Oyem a laissé entendre : «c’est une affaire très triste parce que nous avons enregistré deux décès où le premier à être tombé est le policier, alors qu’il allait faire simplement son travail.» Il a attiré l’attention des deux familles afin qu’elles ne se lancent pas dans la vengeance. Regrettant que plusieurs citoyens soient détenteurs d’armes à feu, il a annoncé une action prochaine visant à les répertorier.

 
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