Oyem : le gouverneur durcit le ton contre les contrôles abusifs et la taxe informelle
À Oyem, dans la province du Woleu-Ntem, les pratiques de contrôles administratifs jugées abusives et la multiplication de prélèvements informels sur les commerçants sont désormais dans le viseur des autorités provinciales. Jeudi dernier, une réunion tenue au gouvernorat a permis de mettre le sujet sur la table afin que cessent ces contrôles abusifs et cette taxe illégale.

Le gouverneur du Woleu-Ntem, Jules Djeki (à gauche) et le directeur général de la Compatibilité et du Trésor, Luther Abouna, à l’issue de la rencontre. © D.R.
Afin de mettre fin aux contrôles abusifs et à la multiplication de prélèvements informels imposés aux commerçants, le gouverneur du Woleu-Ntem, Jules Djeki, a haussé le ton face aux directeurs provinciaux des administrations concernées. Réuni jeudi dernier au gouvernorat, en présence du directeur général de la Comptabilité et du Trésor, Luther Abouna, le gouverneur a particulièrement ciblé les dérives observées au sein de la Direction provinciale du commerce et de la répression des fraudes (DPCRF), régulièrement mise en cause.
Selon plusieurs sources concordantes, certains agents outrepasseraient leurs prérogatives en imposant des paiements en numéraire aux opérateurs économiques, parfois en dehors de tout cadre légal, en échange de «facilités» ou de réductions arbitraires d’amendes. Une pratique qualifiée d’inacceptable par les autorités, y compris par le Trésor public. «Les textes ne sauraient donner lieu à une interprétation intéressée», a rappelé le gouverneur Jules Djeki, appelant chaque service à se limiter strictement à ses missions régaliennes.
Un impact direct sur le coût de la vie
Au-delà de la question de la gouvernance administrative, le gouverneur a établi un lien direct entre ces pratiques et la flambée des prix dans la province. Selon lui, les commerçants, contraints de supporter ces prélèvements informels, répercutent mécaniquement ces coûts sur les prix des produits, alimentant ainsi l’inflation et pesant sur le panier de la ménagère.
Par conséquent, pour mettre fin à ces dérives, l’autorité provinciale a annoncé la mise en place immédiate d’une commission de programmation des opérations de contrôle. Désormais, toute descente sur le terrain devra être préalablement validée afin d’éviter les interventions anarchiques et les abus.
Ainsi, par cette démarche, les autorités provinciales entendent reprendre la main sur un système jugé déviant, et rétablir un climat des affaires plus sain à Oyem, avec l’espoir d’un impact positif sur le pouvoir d’achat des populations.
Thécia Nyomba












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