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L’évêque du diocèse d’Oyem a dénoncé lors de son homélie à la paroisse Saint d’Alep, le 21 mai à Minvoul, l’état de la route Oyem-Minvoul. «Si les anges ne nous accompagnaient pas on se serait retrouvé ailleurs», a confessé Monseigneur Vincent Ondo Eyéne.

Monseigneur Vincent Ondo Eyéne ne comprend pas ce qu’on a fait au bon Dieu pour que l’axe Oyem-Minvoul soit dans un tel état. © Montage I Gabonreview

 

Long 87 km, l’axe Oyem-Minvoul donne des maux de tête et sueurs froides aux usagers. Une réalité que l’évêque du diocèse d’Oyem a dénoncée lors de son homélie prononcée à la paroisse Saint d’Alep, le 21 mai à Minvoul, après avoir emprunté l’axe routier problématique. «Nous avions encore expérimenté hier, à travers le départ d’Oyem pour ici Minvoul, l’état de la route. Il faut vraiment aimer son peuple pour venir jusqu’ici. Autrement dit, par l’état de la route on se décourage», a affirmé Monseigneur Vincent Ondo Eyéne devant les fidèles, majoritairement composés de jeunes.

Et l’homme d’église de se lancer dans une série de questions à la fois tristes et pertinentes. «Mais que se passe-t-il dans ce pays ? Pourquoi sommes-nous tellement abandonnés ? Ne sommes-nous plus des êtres humains qui ont besoin de l’attention des autres ?», a-t-il demandé. «D’autant plus que ce bien n’appartient à personne. C’est un bien que Dieu a laissé pour toute la communauté et qui mérite d’être réparti pour que chaque Gabonais puisse en bénéficier, ne fût-ce que d’un petit peu. Malheureusement, ce n’est pas ça», a ajouté l’évêque du diocèse d’Oyem.

Pour lui, les jeunes de la localité, chef-lieu du département du Haut-Ntem, méritent mieux que le spectacle qui leur est offert. «Lorsque je viens jusqu’à vous visiter, après tout ce parcours, j’ai envie de dire que je vois la misère de mon peuple. Vous méritez mieux, vous les jeunes. Demain, vous serez l’avenir du pays, mais qu’est-ce que le pays fait pour vous, pour que vous puissiez l’aimez demain ? Telle est la grande question. Si vous vous sentez abandonnez, demain également vous serez habités par le désir de ne pas travailler pour votre pays, pour votre Nation», a-t-il affirmé.

«N’ayons pas peur de dire la vérité»

Car si les choses restaient en l’état, Monseigneur Vincent Ondo Eyéne est convaincu que cela amènera inévitablement des problèmes, des persécutions. D’où l’orientation de son homélie. Parce que celui qui croit en Dieu doit pouvoir annoncer d’une part et, d’autre part, être capable de dénoncer à temps et à contretemps. «C’est-à-dire, quand les choses sont mauvaises nous dire que les choses sont mauvaises. Lorsque les choses sont bonnes, nous devons aussi avoir l’honnêteté de dire que les choses sont bonnes. Mais ce que j’ai vu avec la route d’hier, vraiment c’est le parcours du combattant : si les anges ne nous accompagnaient pas on se serait retrouvé ailleurs», a-t-il dit.

Le tronçon Oyem-Minvoul reste souvent impraticable pendant la période pluvieuse. Ceux qui n’osent pas s’y risquer sont obligés de passer par un embranchement vers Bitam pour se rendre à Oyem. «Pourtant, hier cette route n’était pas dans cet état. Aujourd’hui, qu’est-ce qui se passe pour qu’elle se dégrade à ce point ? On se croirait dans un coin perdu, non pas du Gabon mais d’un pays non moins développé. N’ayons pas peur, nous ne disons rien que la vérité. Celle-ci ne s’attaque à personne, mais devrait amener des gens à prendre conscience», a conclu Monseigneur Vincent Ondo Eyéne. Vivement que le ministre des Travaux public s’active.

 
GR
 

2 Commentaires

  1. Prince dit :

    C’est pas seulement oyem minvoul même à l’intérieur de la capitale Libreville c’est le même constat le pays est au sol ,vous les hommes de Dieu du Gabon au lieu de dire des messes pour dit-on réconcilier l’église avec le gouvernement, vous devriez plutôt dire des messes et prières pour que le bon Dieu debarasse notre pays des Démons qui sont au pourvoir afin que ses jours heureux rêvés par nos ancêtres arrivent enfin chez nous .

  2. KIEM dit :

    Quand Jacob Zuma avait refusé le visa d’entrée en RSA au Dalaï Lama, Desmond TUTU lui avait répondu ce ceci : « nous allons commencer à prier pour que vous ne soyez plus à votre place », ce sont là les paroles d’un homme de Dieu courageux.

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