Si le paiement des vacations est enfin effectif depuis ce jeudi 8 janvier, la joie a rapidement laissé place à une profonde indignation dans le corps enseignant. Avec des montants dérisoires oscillant entre 600 et 3 200 FCFA, les pédagogues crient à l’insulte. S’agit-il d’une erreur technique ou d’un mépris affiché pour ces pères et mères de famille ? Le malaise est total.

Le paiement des vacations au Gabon crée la polémique (Image d’illustration/IA). © GabonReview

 

Le déblocage des vacations, initié par le ministère de l’Éducation, tourne au scandale social. Depuis jeudi, des captures d’écran de virements allant de 600 à 900 FCFA, au plus 3 200 FCFA inondent les réseaux sociaux. Un constat qui met ces pédagogues dans un sentiment de désarroi et se sentent tout aussi dévalorisés. Face à ce qui est déjà qualifié de «prime de la honte», les syndicats et les familles interpellent le gouvernement sur cette gestion budgétaire jugée déconnectée de la réalité du coût de la vie. Beaucoup s’attendaient à des montants bien plus élevés, au regard du travail fourni et du temps consacré.

Au-delà de l’indignation, les chiffres révèlent une incohérence. Les barèmes officiels des examens nationaux sont pourtant clairs : la correction d’une seule copie est rémunérée à environ 1 700 FCFA. Dès lors, comment justifier qu’un enseignant perçoive des sommes inférieures à 4 000 FCFA, voire sous la barre des 1 000 FCFA ? Puisqu’aucune matière, aussi rare soit-elle, ne compte un nombre aussi dérisoire de candidats, ces montants défient toute logique comptable et jettent un regard sur la transparence de la gestion des vacations.

Face à cette polémique. Les autorités assurent que les montants perçus le 7 janvier ne représentent pour l’instant qu’une «première tranche», équivalant à 50% du total dû pour certaines épreuves, comme le Baccalauréat. Le ministère garantit que «l’intégralité des montants dus sera versée» et invite la communauté éducative à l’apaisement et à la reprise des cours. Reste à voir si ces éclaircissements techniques sauront convaincre un corps enseignant à bout de souffle.

Thécia Nyomba 

 
GR
 

1 Commentaire

  1. Jean Jacques dit :

    Le Gabon c’est pas un pays, qui devrait RECEVOIR 850 FCFA/mois les faux ministres corrompus, Un ministre, députés, sénateurs, président des institutions, NE TRAVAILLENT PAS PLUS QU’UN ENSEIGNANT, dans les vraies républiques le peuple devrait déjà dans la rue. C’est le seul secteur qui forme d’autres secteurs, c’est le domaine qui change, apporte le développement du pays,quand on t
    ouche l’éducation le peuple conscient DOIT SOUTENIR LES ENSEIGNANTS .

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