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Ouverte lundi à Kigali, la 8e conférence annuelle de l’Association panafricaine de lutte antivectorielle réunit plusieurs centaines de scientifiques venus de plus de 50 pays du continent. L’objectif de ces assises dans la capitale rwandaise est d’éradiquer le paludisme en Afrique.

500 scientifiques de plus de 50 pays africains participent à la 8ème conférence annuelle de l’Association panafricaine de lutte antivectorielle, au Rwanda. © D.R.

 

Avec 229 millions de personnes malades et 409 000 décès en 2019, le paludisme demeure la parasitose la plus importante et concerne majoritairement les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Tenue dans la capitale rwandaise jusqu’au 29 septembre, cette conférence intervient alors que les appels à mobiliser les financements promis par le Fonds mondial se multiplient dans le but de chercher des solutions afin d’éradiquer cette maladie qui tue en Afrique plus qu’ailleurs.

En effet, les assises de Kigali ont déjà permis à un scientifique de s’exprimer sur les dégâts que la maladie a causés chez lui. L’intéressé n’a d’ailleurs pas manqué de lancer un appel à la collaboration pour y mettre fin. «Ma passion pour la recherche sur les moustiques vient du fait que mon pays, le Kenya, est parmi les plus touchés par le paludisme. Nous devons tous travailler ensemble de sorte que les maladies à transmission vectorielle, parfois appelées les maladies des pauvres, soient réellement éliminées du continent africain», a déclaré un spécialiste des insectes et participant à la conférence sur RFI.

«Par exemple, en assurant une collecte uniforme des données. En effet, avec une meilleure harmonisation, les données collectées dans diverses parties de l’Afrique subsaharienne pourront être comparées et des scénarios créés pour trouver les meilleures solutions pour éradiquer le paludisme», a poursuivi Duncan Kobye Athinya. Toutefois le responsable technique chez le fabricant de moustiquaires Vestergaard, reste confiant face au défi qui est lancé. «C’est peu probable que nous arrivions à atteindre l’objectif (de 2030) pour éradiquer le paludisme, mais ça ne veut pas dire que rien n’a été fait», a conclu Duncan Kobye Athinya.

Auteur : Marie Liliane Obouka (Stagiaire)

 

 
GR
 

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