HABANA

 

À l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), en raison du non-paiement de trois mois d’arriérés de salaires et de l’absence d’une véritable assurance maladie, les écogardes envisagent ce mercredi 3 février de cesser toute activité professionnelle à partir du lundi 15 février prochain si leurs différentes revendications n’ont pas été satisfaites avant.

Un écogarde conduisant une excursion à l’arboretum Raponda Walker (Akanda). © Gabonreview

 

Conduite des excursions, service de garde, lutte contre les crimes fauniques, etc., les parcs nationaux du Gabon pourraient bientôt être désertés, et donc ne plus accueillir aucune activité jusqu’à nouvel ordre. C’est, en tout cas, la menace que fait planer le Syndicat national des écogardes du Gabon (Syneg). Par l’entremise de son secrétaire général, Sosthène Ndong, l’organisation syndicale a déposé ce mercredi 3 février 2021 un préavis de grève sur la table du secrétaire exécutif de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), Christian Tchemambela.

Le Syneg envisage en effet de cesser toute activité professionnelle à partir du lundi 15 février prochain, «à 7h30 pour une durée illimitée». La raison évoquée par le syndicat qui n’est pas à sa première menace du genre : le silence du patron de l’Agence sur leurs différentes revendications. Ces derniers mois, les agents de l’ANPN n’ont pas cessé d’appeler l’attention de leur hiérarchie quant à leurs conditions de vie.

Trois mois de salaire non payés

L’une des revendications des syndicalistes est liée à leur rémunération. Les écogardes réclament «le paiement intégral de trois mois d’arriérés de salaires». «Nous protestons également contre le non-aboutissement jusqu’à ce jour du statut de l’écogarde ainsi que l’absence d’une assurance maladie fiable (Ascoma)», lit-on dans le préavis de grève adressé au patron de l’ANPN, et dont Gabonreview a reçu copie.

Si leurs revendications n’ont pas été satisfaites avant la date butoir, Sosthène Ndong et ses compagnons du Syneg menacent d’installer leur piquet de grève au siège du Réseau des aires protégées d’Afrique centrale (RAPAC), à Libreville, pour les agents de la province de l’Estuaire. Pour ceux de l’intérieur du pays, la grève sera menée dans les différentes directions provinciales.

 
GR
 

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