Pas de reprise des cours ce lundi au Gabon !
Contrairement aux images relayées sur les réseaux sociaux – y compris par la ministre d’État à l’Éducation nationale, Camelia Ntoutoume Leclercq, qui évoquait une «reprise progressive des cours» – la majorité des établissements scolaires du pays sont restés fermés ce lundi 19 janvier 2026. Ni les menaces brandies par la tutelle, ni l’appel des Associations des parents d’élèves (APE) n’ont réussi à infléchir la mobilisation.

© GabonReview

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Sur sa page Facebook, la ministre a publié des clichés de son passage à l’école publique de Nzeng-Ayong et à celle de Montalier, dans le 6e arrondissement de Libreville. Elle s’y est félicitée d’une «reprise progressive des cours». Mais sur l’ensemble du territoire, la réalité est tout autre : les salles de classe sont demeurées vides, preuve que le mot d’ordre lancé par le collectif SOS Éducation a été largement suivi.
La veille, Camelia Ntoutoume Leclercq avait pourtant multiplié les initiatives pour rallier les acteurs du secteur. Dimanche 18 janvier, elle s’était entretenue avec les représentants des APE, évoquant des échanges «fructueux» et un «esprit constructif». Le ministère avait alors assuré que ces interlocuteurs soutenaient la reprise des cours dès ce lundi.

Lycée d’application Nelson Mandela © GabonReview
Afin de contraindre les enseignants grévistes, la tutelle avait ordonné aux directeurs d’académie provinciale et aux chefs d’établissement de veiller à une reprise effective, brandissant la menace d’inspections. En vain. Ce matin, les constats sur le terrain – notamment relevés par GabonReview – sont sans appel : la quasi-totalité des établissements ont refusé de se plier aux injonctions.
Les enseignants, eux, attendent désormais une médiation directe du président de la République, annoncée dans les prochaines heures ou jours.














1 Commentaire
Madame la ministre d’état étant incapable d’apporter des solutions soutenables au monde de l’éducation et n’étant plus écoutée par les enseignants, elle doit etre écartée pour ne pas paralyser durablement le ministère de l’Éducation nationale et le gouvernement. Elle devrait démissionner de son propre chef et demander de servir ailleurs après un long bail ministériel à l’éducation nationale. Au vice-président du gouvernement de l’aider à sortir la tête haute de cette grève.