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Transportés gratuitement par la société publique Trans’Urb depuis le début de l’épidémie au Gabon, les personnels de santé seront contraints dès le 30 novembre prochain d’emprunter à nouveau les transports en commun avec les risques que cela comporte, surtout pour les autres passagers. L’annonce de la suspension de la générosité du gouvernement a été faite 24 heures après le déclenchement de la grève des brancardiers du CHUL.

Les bus de Trans’Urb ne transporteront plus gratuitement les personnels de santé à partir du 30 novembre 2020. © Facebook

 

Après avoir bénéficié d’un traitement particulier censé limiter le risque de contamination, en leur évitant notamment d’emprunter les mêmes transports en commun que le reste de la population, les personnels de santé ne seront plus transportés gratuitement par la société publique de transport en commun Trans’Urb. La générosité du gouvernement prendra officiellement fin le lundi 30 novembre prochain, soit six mois après le lancement de cette mesure de gratuité.

Dans une note à l’adresse des concernés, Patrice Ontina, secrétaire général du ministère de la Santé, précise que cette suspension de la mesure de gratuité dont ont bénéficié les personnels de santé engagés dans les soins délivrés aux malades dans les différentes structures hospitalières de la ville a été décidée par la Première ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda. Les raisons de cette décision seraient-elles économiques ? Le gouvernement éprouverait-il désormais des difficultés à assumer le ravitaillement en carburant et à assumer les coûts de la maintenance des 28 bus de Trans’Urb ? Ou les autorités apprécieraient mal le mouvement d’humeur lancé récemment des personnels de santé au Centre hospitalier universitaire de Libreville.

Si cette dernière hypothèse est peu sûre, l’annonce de la suspension de la mesure de gratuité du transport des personnels de santé est néanmoins tombée le lendemain du déclenchement du mouvement d’humeur des brancardiers du CHUL. Ils réclament le paiement de la prime Covid-19 promise par le chef de l’État et la quote-part de la Caisse nationale de sécurité sociale et garantie sociale (CNAMGS).

 
GR
 

3 Commentaires

  1. Spiritlighter dit :

    Cela ne m’étonne pas ce genre de décision pour la liberté d’expression. On réclame, ils coupent. C’est à croire que l’action du à la pandémie pour protéger la population n’est pas plus importante que le mouvement d’humeur d’une minorité.
    Décision enfantine.

  2. MOUNDOUNGA dit :

    Bjr. trop de zones d’ombres pour poser un avis qualitatif. Amen.

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