Pétrole et gaz : le Gabon prépare une refonte de son cadre réglementaire
Sur fond de tensions d’approvisionnement en carburant, le gouvernement poursuit la révision des codes pétrolier et gazier. Les nouvelles moutures doivent renforcer la souveraineté énergétique du pays, tout en redéfinissant les conditions d’intervention des opérateurs.

Le siège du ministère du Pétrole et du Gaz à Libreville. © D.R.
La récente crise du carburant remet au premier plan la réglementation du secteur des hydrocarbures. Le 13 octobre 2026, deux réunions se sont tenues au ministère du Pétrole et du Gaz autour de la révision des codes pétrolier et gazier et des solutions envisageables pour améliorer l’approvisionnement du marché national.
Les travaux ont réuni des acteurs du secteur, des marketeurs et des conseillers de la présidence de la République. L’objectif est de finaliser les nouvelles versions de ces textes, appelés à remplacer le cadre pétrolier de 2019, jugé insuffisamment protecteur des intérêts nationaux par les autorités.
Renforcer la souveraineté énergétique
Le gouvernement entend revoir les dispositions encadrant les activités pétrolières et gazières afin de mieux défendre les intérêts du Gabon et de maintenir l’attractivité du secteur pour les investisseurs.
Cette révision intervient dans un pays producteur de pétrole, mais confronté à des difficultés d’approvisionnement en produits finis. Elle pose la question de la capacité à mieux articuler la production nationale, les besoins du marché intérieur et les mécanismes de distribution.
En marge des discussions sur les codes, le ministre du Pétrole a reçu des représentants de la G16, de la Société gabonaise de pétrochimie (SGPP) et de la branche logistique du secteur. Les échanges ont notamment porté sur les niveaux de stockage de l’essence et du gaz ainsi que sur les moyens d’accroître les capacités disponibles.
Des textes à l’épreuve de l’approvisionnement
La révision réglementaire constitue un chantier de moyen terme. Elle ne résout pas automatiquement les difficultés immédiates rencontrées par les consommateurs et les distributeurs.
Le gouvernement doit donc articuler deux impératifs : améliorer la sécurité de l’approvisionnement à court terme et établir un cadre juridique capable de mieux protéger les intérêts nationaux à long terme.
Les prochaines étapes devront préciser les mesures retenues, les responsabilités des différents acteurs et les investissements nécessaires pour réduire la vulnérabilité du marché gabonais aux tensions d’approvisionnement.
















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