Le régulateur des médias reste muet devant la campagne de dénigrement dont fait l’objet l’ancien président de la commission de l’Union africaine, candidat à la présidentielle, sur les chaînes de télévision publiques.

Le «Ping Bashing» se passe également dans les rues de Libreville (ici au carrefour Rio avec une camionnette munie d’un écran LED ). © Gabonreview

Le «Ping Bashing» se passe également dans les rues de Libreville (ici au carrefour Rio avec une camionnette munie d’un écran LED ). © Gabonreview

 

Le Conseil national de la communication (CNC) aurait-il cessé de fonctionner ces derniers temps ? Si d’aucuns répondent par la négative en se fondant sur le fait que cette période électorale lui confère encore plus de responsabilités, l’on s’étonne pourtant qu’aucune mise en demeure n’ait été prononcée contre des chaînes de télévision nationale depuis le début des attaques répétées à l’encontre de Jean Ping. Depuis le lancement officiel de la campagne électorale, voire plusieurs semaines avant, l’ancien président de la commission de l’Union africaine (UA), fait l’objet d’une véritable campagne de dénigrement, particulièrement sur les télévisions publiques.

Un véhicule du candidat Ali Bongo au quartier «La baie des cochons», avec écran LED. © Gabonreview

Un véhicule de campagne pour le candidat Ali Bongo, au quartier «La baie des cochons», avec écran LED. © Gabonreview

Des programmes dédiés à cet effet sont notamment diffusés sur Gabon Télévision et sur Gabon 24. De l’enquête consacrée au «Belinga Gate» à l’entretien non moins ciblé accordé au président de l’Assemblée nationale sur cette même «affaire» liée à l’exploitation du gisement de fer de Belinga, dans la province de l’Ogooué-Ivindo.

Plus un jour ne se passe sans que les deux émissions ne soient diffusées. Si la chaîne d’information en continu apparaît comme la principale pourvoyeuse de la chaîne généraliste, il demeure que ni l’une ni l’autre ne semble être sous la surveillance du CNC. Ces chaines enjambent allègrement la contrainte liée au temps d’antenne supposé être équitable entre les différents candidats à la présidentielle. Le régulateur des médias paraît avoir démissionné et laisse désormais les télévisons faire à leur guise.

L’attitude pour le moins passive du CNC lors de cette période électorale ne manque d’ailleurs pas de laisser toute liberté à d’autres médias. C’est notamment le cas de TéléAfrica. La chaîne de télévision privée réputée pro-pouvoir semble mue par un seul objectif : souiller l’image de Jean Ping. Toutefois, d’autres télévisions privées et certains titres de presse sont loin d’être exempts de reproches. Pourtant, le CNC est toujours aussi muet, se contentant de superviser son débat télévisé sur Gabon Télévision. Le programme ayant démarré le 19 août dernier entend recevoir tous les candidats pour leur permettre de parler de leur projet de société.

 

 
GR
 

9 Commentaires

  1. Gaboma dit :

    Le Gabon est tombé si bas, trop bas. Où sont passé nos valeurs morales? Les PDGistes face à l’adoration de l’argent et du pouvoir n’ont plus aucune limite, aucun frein: ni leur conscience morte depuis longtemps, ni un semblant d’amour pour pays. Seul l’égoïsme peut au 21ième siècle nous empêcher de comprendre que L’ALTERNANCE C’EST LA PAIX : en effet parce que Wade a fini par respecter la volonté de changement du peuple, parce que Compaoré a finit par comprendre que le peuple avait fini par se lasser de lui et des siens que ces deux pays ont pu retrouver un certain niveau de stabilité après des violences provoquées par l’avidité du pouvoir de certains africains qui ne veulent pas partager. Comment un homme qui s’impose par la fraude et la roublardise à la tête d’un pays, bien que sachant que le degré de rejet envers sa personne d’une frange importante de la population y compris dans son propre camp, divise le pays et ne laissera plus jamais dans le repos et la stabilité peut-il nous parler encore de paix alors que son pouvoir est l’objet qui menace cette paix et nous plonge dans une crise peut-il encore nous parler de paix? L’ALTERNANCE C’EST LE PARTAGE. En effet n’importe quel homme lorsqu’il arrive à la tête d’un pays s’entoure des siens (des pans entiers de notre administration sont tenus exclusivement par les familles proches des Bongos. Absence d’alternance équivaiut à la concentration des richesses du pays dans les mains d’une minorité. Et 50 ans pour une seule famille c’est trop. Les centaines de milliards d’héritage qu »Omar Bongo a laissé à sa poignée d’enfants, s’il y avait eu alternance aurait servi à épargner des dizaines de milliers de Gabonais de la misère et aurait servis de façon plus utile à offrir un avenir meilleur à d’autres. L’ALTERNANCE C »EST L’ÉGALITÉ DE CHANCE. Comment un homme qui a succédé à son père de la façon dont nous connaissons peut-il nous parler d’égalité de chances? comment une personne qui veut garder le pouvoir pour lui et sa famille pendant 1000 ans peut-il nous parler d’égalité de chances? Comment un homme qui viole nos lois, qui s’est présenté à plusieurs élections député sans présenter un acte de naissance, pièce obligatoire dans le dossier, peut-il nous parler d’égalité de chance en violant la constitution de notre pays? Comment un homme dont la gouvernance favorise l’enrichissement de ses amis en réduisant les capacités de developpement de notre pays peut-il nous parler d’égalité de chances. Comment un homme qui n’a jamais eu aucun mérite, qui a eu besoin d’un arrangement entre amis de son père pour s’imposer comme candidat et chef du PDG en 2009 peut-il parler d’égalité de chances?

  2. ROSTOTATTE dit :

    En ce qui me concerne, rien d’étonnant et de nouveau dans le comportement de déchet de tous les journalistes de cette foutue chaine et plus grave celui de voyou du patron des PD-gistes.

    Ali feint de dénoncer l’invective des autres candidats et lui même passe son temps et tous ses meetings a insulter et a dénigrer ses pairs.

    Normal, une guitare ne peut que faire du bruit comme celui qui l’utilise.

    Plus qu’une semaine de règne, et le Gabon tout entier sera libéré.

  3. Axelle MBALLA dit :

    Quelle déontologie peut-on attendre du de leur fameux CNC des mercenaires du PDG? Vous ne le savez pas? le CNC se compose essentiellement des gens passés par l’Ecole des Cadres du Parti appelée CUSPOD (pour faire beau). Voulez-vous savoir la profondeur des théories et des pratiques qui nourrissent tout professionnel de la communication. Il suffit d’en entendre parler le plus grand nombre pour voir transparaître l’inaptitude et l’incompétence cachées derrière des formations complémentaires dans des « institutions plus crédibles » et qu’ils ou elles rendent plus visibles pour meubler leurs CV. Mais le fond n’y est presque jamais. Ils veillent en sentinelles permanentes d’un régime monstrueux qui les a créés et pour qui ils apportent une déférence « quasi immortelle » oubliant le Gabon…Ce Gabon pour tous.. Pour moi, le CNC, leurs journalistes, leur Radio et/ou télés ne seront toujours qu’un groupe de mercenaires au service d’aLI (qui n’a plus de nom) et d’ACCRO-BAISSE.

  4. sebdepog dit :

    Votre étonnement m’étonne. C’est bien là la stratégie du PDG. Ils refusent de parler de leur bilan médiocre et préfèrent faire perdre du temps aux Gabonais.Ils en deviennent même ridicules.

    Mais personne n’st dupe, cela ne marchera pas. TOUS POUR PING.

  5. Rtg1 dit :

    Pourquoi Bongo Ondimba Ali se comporte déjà comme battu

    Jean Ping n’a pas eu le temps de savourer sa première victoire électorale, en se faisant adouber, comme candidat unique de l’opposition, que Bongo Ondimba Ali (BOA), avait, déjà, sorti l’artillerie lourde, dans le but de, totalement, l’anéantir. Il faut rappeler que l’accord scellé, le 16 août, sous la direction de Zacharie Myboto, aux côtés de quelques « vieillards » et des représentants de la société civile, a, complètement, déstabilisé le camp de BOA. En effet, ce dernier commençait, déjà, à stocker les bouteilles de champagne dans
    les congélateurs, champagne qui devait couler à flot, pour saluer la victoire du président sortant. Malheureusement, le rangement de Guy Nzouba Ndama et de Casimir Oyé Mba derrière Jean Ping, change, complètement, la donne. A eux trois, ils représentent entre 55% et 60% de l’électorat, sans compter celui d’autres candidats de l’opposition qui vont, sans aucun doute, rallier Ping, d’ici vendredi prochain.

    Aujourd’hui, tout le Gabon sait que BOA ne peut plus gagner l’élection présidentielle du 27 août.

    Et s’il essaie de frauder, comme il en a la forte intention avec la complicité de la CENAP de Aboghé Ella parce que le pouvoir compterait, au final, sur Mborantsuo de la Cour constitutionnelle pour avaliser ce coup de force, BOA aura, alors, à affronter (dans le sang), tous les Gabonais et toutes les Gabonaises.

    Dans les rangs du PDG (ou ce qui en reste car ce parti n’existe, réellement, plus), c’est la débandade totale. Les équipes de BOA ne savent plus à quel saint se confier. La défaite est, déjà, dans les têtes.

    C’est dans ce climat de fin de règne que BOA a décidé de jeter ses dernières cartes, les toutes dernières, dans la bataille.

    Il a, ainsi, lancé tous ses « chiens », crocs dehors et langues pendantes, pour casser du Ping. Ce n’est plus une campagne électorale qui était supposée être une fête populaire.

    C’est, déjà, la guerre que BOA déclare à la très grande majorité des Gabonais et des Gabonaises, qui ont juré de le faire battre. Lui qui avait déclaré que le prochain président du Gabon, ce sera « Lui ou personne » !

    Dans la journée de jeudi, 18 août, soit deux jours après l’accord entre les trois grosses pointures de l’opposition, c’est l’actuel président de l’Assemblée nationale, Richard Auguste Onouviet, qui s’est invité à la chaîne de télévision publique, Gabon 24, pour chercher à convaincre les Gabonais que Jean Ping est un délinquant à col blanc qui a magouillé dans le dossier du Fer de Belinga. Richard Auguste Onouviet, qui a témoigné en tant que ministre des Mines, à l’époque, a, particulièrement, chargé Jean Ping, qui, en ce moment, occupait les fonctions de vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères. Personne n’était en face d’Onouviet pour donner la réplique.

    Le monologue de l’actuel président de l’Assemblée nationale était renforcé par des questions à charge de la journaliste intervieweuse. Et comme si ce long entretien d’une demie heure, à sens unique, n’avait pas suffi, le Palais du Bord de Mer a exigé qu’elle repasse, dans la soirée, à une heure de grande écoute, cette fois-ci, sur la première chaîne publique, Gabon Télévision. Est-ce de cette façon que le pouvoir tente de sauver BOA de la noyade déjà programmée ?

    Ce n’est pas tout : le lendemain de cette épopée, vendredi, 19 août, toujours dans le journal de 23h00 de Gabon Télévision, c’est le procureur du Tribunal de Grande instance de Libreville qui, cette fois, s’est invité pour annoncer aux Gabonais qu’il allait lancer via un juge d’instruction, un mandat d’arrêt international contre Frank Ping (le fils de Jean Ping), en fuite, selon le procureur, pour avoir détourné 5 milliards de F CFA, dans le cadre du dossier de Belinga.

    Si la procédure, dans cette affaire, n’est, encore, qu’à ses débuts, l’annonce précipitée du procureur s’explique par le fait que BOA veut à tout prix salir Jean Ping, conscient de sa (très) nette avance dans l’électorat et de la dynamique qui galvanise les troupes de l’opposition.

    Malheureusement, BOA est, déjà, battu. On ne voit pas comment il peut inverser la dynamique de la victoire qui a élu domicile chez Ping.

    Même les téléspectateurs des fins fonds des mapanes de Libreville et de l’intérieur du pays, sont en train de voir que le remue-ménage organisé sur le dossier de Belinga, est fait à cause de la panique générale qui a gagné les rangs de la majorité présidentielle.

    Après une tournée républicaine qui lui avait donné beaucoup d’espoir, BOA se rend compte de sa grande impopularité dans le pays, maintenant que les vraies choses ont commencé.

    Vendredi, 19 août, à Oyem, il a tenu un meeting sans saveur ni enthousiasme dans le fief de son premier ministre, Daniel Ona Ondo.

    Malgré le fait que les moyens de transport avaient été mis, gratuitement, à la disposition des militants qui venaient des contrées lointaines, afin de faire foule, sans oublier les inoubliables billets de banque (5.000 F CFA par ci 10.000 F CFA par là), le meeting n’a pas réuni grand monde. Pus grave, les mines des militants n’affichaient plus le sourire des grands jours. La peur a, vraiment, changé de camp.

    Maintenant, la seule issue qui reste à BOA, c’est de « neutraliser », à tout prix, comme il se chuchote dans son camp, d’une manière ou d’une autre, Jean Ping. Mais comment ? Attention à ce qu’il peut être tenté de faire. Le monde entier a, désormais, BOA à l’oeil.

    Au lieu d’une victoire par K O que ses partisans annonçaient à qui voulait les entendre, c’est plutôt le BOA suprême qu’on risque de ramasser sur le tapis du ring (électoral), complètement, groggy par un uppercut dont Jean Ping a le secret. Comme tout bon fils de Chinois qui ne s’ignore pas, Ping a plus d’un tour dans son sac.

    Et c’en sera fini de l’humiliation des Gabonais et des Gabonaises, qui pourront, enfin, récupérer leur beau pays des mains des kleptomanes de la légion étrangère du Palais du Bord de Mer…

    Ça mouille sérieusement au Mogabo…

    La bonne odeur du pouvoir approche de plus en plus !!

    La Nouvelle République (Rétablissement de la constitution du 15 mars 1991) de TECHNOCRATE arrive à GRAND PAS… 😉

  6. Rtg1 dit :

    Est-ce que le ronfleur de l’ONU aura le courage d’affronter Mao durant un débat télévisé mano à mano ?

    Il va « béou » (fuir) comme on dit en Côte d’Ivoire loooool !!!

    Débat contradictoire avec Mao c’est 7 à 0 MINIMUM humiliation total !!! KIAKIAKIAKIAKIA !

    https://twitter.com/Loveplanet10/status/767750139666690048

  7. l'ombre qui marche dit :

    LE PEUPLE NE S’EN LAISSERA PLUS CONTER!

  8. Batsouaka dit :

    Mais que fait le cnc pendant que BOA orchestre une campagne de dénigrement contre jean ping en utilisant les moyens publics ?

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