TATIE

Après seulement 21 mois d’exercice à la tête de la Société gabonaise Pizo de formulation des lubrifiants (Pizolub), le président du Bloc démocratique chrétien (BDC) vient d’en être écarté au profit de Jean Marie Kombe Wora qui hérite d’une entreprise en proie à d’importantes difficultés structurelles et financières.

Guy Christian Mavioga a été limogé de Pizolub, le 20 novembre 2020. © D.R.

 

Sans grande surprise, Guy Christian Mavioga a été débarqué de Pizolub. Le Conseil des ministres du vendredi 20 novembre a décidé de l’écarter de la tête de la direction générale de cette entreprise dont l’État gabonais est l’actionnaire majoritaire (52,83 %). Le directeur administratif et financier de la société a, lui aussi, été limogé au profit de Michael Robert Aworet Azizet.

Pour remplacer le président du BDC, les autorités ont choisi Jean Marie Kombe Wora. Le nouveau manager aura fort à faire. Pizolub est en proie à d’énormes difficultés structurelles et financières depuis plusieurs mois et traine une dette évaluée à 9 milliards de francs CFA environ. Si le parcours du nouveau directeur général est encore peu connu, il semble néanmoins bénéficier de la confiance du président de la République et de la Première ministre pour remettre l’entreprise à flot.

Dès sa nomination en février 2019, le DG sortant n’avait pas eu d’état de grâce. Ces derniers mois, son management avait vivement été critiqué par ses collaborateurs qui accumulaient plusieurs mois de salaires impayés. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, Anna Claudine Mavioga Ayo, l’épouse de Guy Christian Mavioga déplorait une «cabale» orchestrée, selon elle, par des collaborateurs et proches d’Ali Bongo.

Face aux difficultés de Pizolub, l’État a exprimé son intention de venir en aide à la société, sans doute en renflouant ses caisses. Pour ce faire, il fallait visiblement passer avant tout par un changement de manager.

 
GR
 

3 Commentaires

  1. Gayo dit :

    Les Bongo ont tounours provilégiés la politique et le clientélisme préférant nommer des politicards qui n’ont fait des preuves en management nulle-part qui n’ont aucune culture et expéririence de l’entreprise au détriment de vrais compétences. À la place de Ali Bongo. Nourredine et si vous cessiez de comfier les entreprises de l’état aux militants politiques en lieu et place de personnes qui ont réellement le profil pour gérer des structures sensés rapporter de l’argent, se moderniser et évoluer dans un environnement technique.

  2. Serge Makaya dit :

    C’est bien qu’il soit parti. Mais ça n’arrêtera pas la corruption pour autant. Pour mettre FIN à la corruption dans ce pays, il faut d’abord CHASSER tout le clan Bongo-Valentin. Car les plus CORROMPUS-VOLEURS viennent de cette famille de CACAS.

    Le Gabon ne pourra jamais se débarrasser de la corruption tant que les Bongo-Valentin seront à la tête du Gabon. JAMAIS !!

  3. etimboué dit :

    Le gabon a formé des docteurs en chimie, ce sont eux qui devraient diriger ce genre d’entreprise.
    Les myénés doivent savoir que le gabon appartient à tous les gabonais et que les nominations aux postes de management doivent se faire sur les critères académiques et non ethniques.
    les gabonais qui sortent des grandes écoles en occident et du gabon, quand ils sont très excellents ils doivent occuper les postes de Directeur Général…

    la géopolitique doit se faire sur des postes dans l’administration.

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