TATIE

 

« Vivre et faire vivre la poésie à l’ère du numérique » c’est autour de ce thème que des poètes gabonais réunis au sein de Losyndicat, organise dès ce 15 juin à 20h, le premier festival de la poésie gabonaise en ligne. Nommé « Les Powêtudes », le festival s’achèvera le 19 juin.

Les Powêtudes s’invitent en ligne ce 15 juin. © D.R.

 

Contrairement à certaines idées reçues, estiment des jeunes écrivains gabonais réunis au sein de LoSyndicat, la poésie n’est pas le parent pauvre de la littérature. «Elle n’a guère perdu de sa vitalité», affirment-ils. Ils veulent démontrer cette vitalité à travers un festival en ligne baptisé « Les Powêtudes ».  «Si les éditeurs sont devenus plus que frileux à son égard, pourquoi ne pas relocaliser la poésie sur la toile de manière à lui y faire également une place, la mettre en situation et non en marge ?» Ils sont convaincus qu’à l’ère du tout numérique, la poésie peut tirer son épingle du jeu. Ce d’autant que «les peuples du monde n’ayant jamais achevé leur perpétuelle quête d’émancipation, Internet et ses médias sociaux ne sont-ils pas un terreau fertile pour impulser un regain d’intérêt d’une poésie qui engendrerait partout de nouveaux types de poètes : ceux qui vivent et font vivre leur poésie ?», questionnent-ils.

Les Powêtudes, expliquent-ils, est un festival international africain de poésie online interactif, qui œuvre pour la promotion de la poésie et de ses acteurs en général et plus particulièrement de la poésie du continent Africain et de ses diasporas. Il se déroule sur les réseaux sociaux et utilise les nouvelles technologies comme un vecteur de la poésie dans ses diverses expressions tant écrites qu’orales. «C’est un festival qui encourage particulièrement les nouveaux talents poétiques et donne la parole à tous et toutes sans discrimination aucune. Espace de rencontre et d’échanges, Les Powêtudes est ouvert aux auteurs de tous les horizons», indiquent les initiateurs de cet événement.

Au programme du festival qui débute ce 15 pour s’achever le 19 juin, la présentation du festival (#LoSyndicat), via des déclamations et des lectures poétiques ; des échanges textes et vidéos via des textes et vidéos de lectures et performances poétiques qui seront envoyés avec le hashtag les powetudes (#Lespowetudes) sur les réseaux sociaux. Il est également prévu des débats à thème (échanges sur des problématiques liées à la poésie), ateliers (partages de pratiques et connaissances sur la poésie de l’écriture à l’oralité), performances et lectures poétiques (prestation des invités, invitées poètes et poétesses) et un mini concourt poétique (à moyen et long terme).

Le collectif porté par des auteurs du Gabon et de sa diaspora a été initié par « Le Presque Grand Bounguili ». Le mouvement dit faire sien le leitmotiv de l’artiste gabonais Pierre Claver Akendengue «l’art est l’avocat de la créature vivante» et voit dans sa littérature en général et dans sa poésie en particulier une occasion de participer à l’éclosion de la liberté et à l’essor d’une meilleure société.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. […] à vendre notre culture à travers les diverses représentations de la société. Notre collectif Losyndicat a publié en 2019 un recueil de poésie intitulé Souffle Équatorial dans lequel neuf poètes […]

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