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Les commandants en chef de la police et de la gendarmerie nationale, Léon Mistoul et Michel Ekoua, ont convenu, le 17 octobre 2012, avec le président de la Commission Nationale de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite (CNLCEI), Vincent Lebondo Le-Mali, de coordonner leurs actions dans la lutte contre l’enrichissement illicite.

Gendarmes gabonais à l'entraînement au Cap Esterias - © D.R.

La Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI) déploie, du 15 au 23 octobre, des enquêteurs dans les administrations pour vérifier le respect de l’obligation de déclaration de biens des assujettis (autorité politique, autorité administrative, agent public, tout préposé statutaire, ou occasionnel de l’État). L’opération a lieu au moment où sont constatées de nombreuses résistances.

Le soutien des hommes en tenue est consiste donc à accompagner les agents de la CNLCEI sur le terrain et de les aider en cas de force majeur. Une convention à cet effet a été passée, depuis décembre 2011,  entre la CNLCEI et la Police nationale. Elle donne droit à la CNLCEI la possibilité de requérir, en cas de besoin et pour l’exécution de certaines de ses missions, les services de la Police nationale en tant que force publique.

La présence du général Michel Ekoua, commandant en chef de la gendarmerie nationale, à la réunion du 17 octobre devait de permettre d’aboutir à une plate-forme d’assistance mutuelle et d’échanges d’informations. Les détails de cette coopération font actuellement l’objet d’un examen entre les deux parties avant la signature de  la convention.

Selon M. Lebondo Le-Mali «la mutualisation des actions n’est que l’application des textes internationaux paraphés et ratifiés par le Gabon qui font «obligation aux agences de travailler avec toutes les structures qui mènent le combat  contre l’enrichissement illicite […] Avant même la création de la CNLCEI en 2003, la police et la gendarmerie œuvraient déjà dans la répression de l’infraction d’enrichissement illicite à travers leurs services d’investigations judiciaires». Le service communication la CNLCEI relève en outre que «le partenariat avec la Police a permis de saisir, ces derniers mois, un certain nombre de véhicules frauduleusement acquis et visibles dans l’une des unités de ce corps». Le dossier est dans l’attente d’une suite administrative ou judiciaire.

Depuis ce lundi 15 octobre 2012, des enquêteurs se sont rendus  dans les ministères et Institutions pour avoir une idée précise du niveau de déclarations des biens  de tous ceux qui ont été nommés aux  fonctions supérieures ou égales à chef de services. En clair, l’opération consiste à avoir une visibilité dans l’évolution des biens de chaque agent public.

Crée en 2003, la CNLCEI a entre autres missions de lutter contre l’enrichissement illicite et la corruption. M. Lebondo Le-Mali avait indiqué récemment qu’actuellement, quatre-vingt-douze dossiers portant sur la corruption et l’enrichissement illicite ont déjà été traités. Ils sont actuellement en attendent de la Cour criminelle spéciale.

 

 
GR
 

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