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Affirmant être en croisade contre la dépravation des mœurs, les autorités provinciales de l’Ogooué-Maritime ont récemment initié une descente musclée dans les boîtes de nuit, snacks et autres débits de boisson de la capitale économique.

 Quelques filles interpelées. © Capture d’écran, Média +
Quelques filles interpelées. © Capture d’écran, Média +

 

Pour un pays qui, en coulisses, s’active à trouver des financements pour l’organisation d’un carnaval, un des moments où la dépravation des mœurs est à son paroxysme, l’affaire semble intervenir à contretemps. De quoi s’agit-il ? D’une descente musclée dans les boîtes de nuit, snacks et autres débits de boisson de la capitale économique, récemment organisée par les autorités provinciales. Objectif : interpeler les jeunes filles indécemment vêtues à leur goût. Une opération diversement appréciée par les populations qui n’en finissent plus de s’interroger, allant jusqu’à craindre la mise en place d’une police des mœurs voire la dérive vers un ordre moral.

De fait, au terme de la première intervention menée par les agents de la police, c’est une trentaine de jeunes filles et quelques garçons qui ont été interpelés. A ceux-ci et en particulier aux filles, le préfet du département de Bendjé a lancé : «Ce n’est pas parce que vous serez en tenue correcte qu’on ne va pas vous regarder. Et si vous voulez aller danser, habillez-vous correctement.» Pour lui, l’opération visait à préserver la dignité des jeunes filles interpelées. D’autant que, a soutenu le procureur adjoint, «depuis un certain temps, on constate malheureusement à Port-Gentil une recrudescence des viols» dont l’un des mobiles se trouve être «la qualité extravagante des tenues arborées par les jeunes filles de la capitale». Du moins, selon Lilian Embinga pour qui ces jeunes filles sont «des victimes actives».

N’empêche, les jeunes femmes ont fini par être relâchées après que les autorités eurent adressé un avertissement ferme aux tenanciers de boîtes de nuits et snacks. «Vous qui acceptez des filles presque nues, c’est vous qui encouragez cette situation (…). Votre cas sera étudié et on pourrait même aller jusqu’à la fermeture de vos structures», a menacé Joseph Mouélé, visiblement inspiré par la descente du procureur de la République près le tribunal de Libreville, Sidonie Flore Ouwé, en juillet dernier dans les débits de boisson et night-clubs de Libreville.

 

 
GR
 

16 Commentaires

  1. gwen dit :

    Aaaah, merci Monsieur le Procureur, de m’expliquer : en fait les filles se font violer à cause de leur tenue. C’est de leur faute, en fait… Les pauvres hommes n’arrivent plus à se contrôler, et c’est tout naturel, abusent d’elles.
    Merci de remettre les choses de le bon ordre : les filles sont les criminelles, dont les pauvres violeurs sont victimes.
    Raisonnement abject. Encore plus de la part d’un homme de justice (enfin censé l’être).
    Je dois, si je le veux, pouvoir me promener dans la rue dans la tenue qui me plait, et ça ne donne à PERSONNE, un quelconque droit de me violer.

  2. pitié de ce pays dit :

    Le gabon a les don de se distinguer par la bêtise.ce pays n’est pas en phase avc l’evolution du monde et des modes de vie.si l’evolution de la race humaine etait determiner par le gabon,on en serait encore aux paleolithique.ils pretextent lutter contre une soit disant depravation des moeurs mais en fait,ils luttent contre les principes de libertés humaine…ça fait pitié!

  3. Impunité dit :

    J’ai vu la vidéo, et elle est encore plus dramatique que cet article laisse présager.
    Voir le préfet de Bendjé et le procureur adjoint de la République :
    – interpellé arbitrairement les gens dans les bars et boîtes de nuits (l’ordre de mission remis au flic précisait quel critère d’arrestation).
    – rendre les victimes de viols responsables du crime et traumatisme odieux qu’elles ont subit.
    – faire l’apologie du viol en dédouanant ou en atténuant la responsabilité des violeurs
    Tout cela me pousse à entreprendre une action en justice contre le préfet de Bendjé, et le procureur adjoint.
    Si quelqu’un s’y connait en droit, j’ai quelque questions ?
    1- y’a-t-il un délai de prescription au-delà duquel on ne peut plus porter plainte ?
    2- dans ce cas, est-il préférable de se constituer en association pour porter plainte ?

    • Magali Elisette dit :

      Je suis une des filles présente sur dans la vidéo. Laissez moi votre contact, je raconterai la vérité derrière cette opération.

      J’ai moi même pris l’initiative de me lancer dans ce combat. Je vous ferai parvenir l’élaboration de mon projet.
      Mon adresse (mllepandjo@gmail.com)

  4. GabomAss dit :

    Bon il faut reconnaître que nos soeurs ne valent plus grand chose. Elles se lâchent pour un verre, pour une brochette de viande ou un plat de pâtes. Pour peu qu’elles voient un blanc au passage dans un bar ou une boîte de nuit, elles se transforment en chiennes.C’est déplorable. Et c’est ça qui doit représenter de futures épouses? Qui va épouser ça? Ces filles là donnent trop l’impression qu’elles ne sont bonnes qu’à B…Et celles qui ne trouvent pas de maris vont accuser les sorciers de la famille ou du village. Pareil lorsqu’elles ne font pas d’enfants alors qu’elles passent le plus clair de de leur temps à s’attraper des grossesses et à avorter. Sans parler des maladies que certains hommes véreux leur filent pour 5000 ou 10 000 Cfa. Pathétique.

    Et là dedans tu trouves gabonaises, Camerounaises (leurs réseaux de prostitution sont alimentés par les multiples bars qu’elles tiennent) et autres. Bref, je ne suis pas entrain de dire que 100% des gabonaises deviennent des chiennes. Mais je crois qu’on avoisine les 80%. Nos mamans savaient se tenir. Je ne sais pas ce qui s’est passé entre temps. Il faut dire que ceux et celles qui sont au sommet ne nous montrent pas toujours l’exemple.

    Mondialisation ne veut pas forcément dire singer tout ce qu’il y a de vile comme moeurs sous d’autres cieux. Il faut combattre la colonisation des esprits. l’Afrique a ses valeurs qu’elle doit préserver et c’est grâce à ces valeurs là qu’elle sera respectée.

    • Gwen dit :

      Difficile de faire la liste intégrale de ce qui me fait gerber dans votre commentaire, sinon je devrai le reprendre intégralement, en fait. Il est plein d’un mépris profond pour les femmes et notamment celles qui utisent leur corps sans demander l’avis de leur mari, de leur pasteur ou de votre morale arriérée et pathétique.
      « Qui va épouser ça? » ça? C’est ainsi que vous parlez des femmes? Vous ne leur attribuez même pas pas la personne humaine?
      J’ai grandi dans la maison d’un père tout ce qu’i y a de plus traditionnel au sens que vous semblez exalter et qui pour autant, nous a toujours dit qu’un homme, un vrai, ne se sentait donc jamais le besoin de rabaisser les femmes pour se se sentir exister.

      • Don Corleone dit :

        Gwen, je suis un peu perplexe à la lecture de votre réponse au commentaire de GabomAss, il n’a pas généralisé la gente féminine gabonaise, mais il pointe du doigt celles qui passe le clair de temps à racoler les blancs dans les boites de nuits et autres endroits de libations, ne faites pas comme l’idiot qu’on montre la lune mais qui regarde le doigt, il y-a péril en la demeure, il y-a encore moins de vingt ans nous ne assistions pas ce qui se passe aujourd’hui, vous savez ce qui se dit des ces jeunes filles? Je vous repète ce qui ce dit à leur sujet:pour coucher une jeune fille en ce moment c’est: bar heineken et motel c’est triste mais c’est la réalité

  5. Skeptic dit :

    D’autant que, a soutenu le procureur adjoint, «depuis un certain temps, on constate malheureusement à Port-Gentil une recrudescence des viols» dont l’un des mobiles se trouve être «la qualité extravagante des tenues arborées par les jeunes filles de la capitale». Du moins, selon Lilian Embinga pour qui ces jeunes filles sont «des victimes actives».

    Je ne veux pas inciter nos filles à marcher nues dans la ville. Mais le pro-cureur se rappelle-t-il qu’il y a seulement un peu plus de 50 ans, nous marchions tous avec des caches-sexe aussi bien les femmes que les hommes, et les femmes sains nus dans les villages? Y avait-il plus de viols? Eh non missier lé pro-cu-raire. Je ne dis pas qu’il n’y avait pas de viol. Mais quand viol il y avait, on recherchait activement le malfrat, et justice était rendue à la victime. Cela contribuait grandement à réfréner la population vis à vis de ces comportements déviants. Mais aujourd’hui que votre justice de pacotille est en branle, où les procès s’achètent, où les plus riches sont aussi les plus innocents quelque soit ce qu’ils ont fait, où l’appartenance ethnique prévaut dans les jugements, et où finalement les vrais criminels ne sont nullement inquiétés; alors le crime explose. Les viols sont en nombre, les assassinats (crimes rituels) se vulgarisent. Tout cela à cause de quoi? De la justice caca du pays, pourrie depuis le haut, et où même dans le corps judiciaire, la promotion ne se fait qu’au prix de la compromission, de l’appartenance ehtnique, du droit de cuissage, et/ou de l’appartenance à des cercles ésothériques…

    Les plus grands criminels (car complices de criminels) sont donc à l’origine, ceux qui laissent faire les criminels, ceux qui se font acheter, ceux qui privilègient leurs cercles (ou ethniques, ou ésothériques….), alors qu’ils sont censés rendre justice (une justice juste)! Suivez mon regard.

  6. MatitiMapane dit :

    @GabomAss

    Mais toi ou tes frères allez épouser ces petites pétasses là, qu’est-ce que tu crois mon cher/ma chère? Y a que ça au Gabon, on va encore faire comment? Quéh Obligé!

    @Keptic

    Ohh là je sens que le frangin ou la frangine est fâché(e) quoi! Mais là aussi je dis pareil: on va encore faire comment? Quéh obligé d’accepter nos pétasses et notre justice! Le pays est géré.

  7. Moussavou Eyi dit :

    Je suis complétement choqué par cette façon de tourner les victimes en coupables.
    Rien ne peu justifier de violer une femme. Travaillons plutôt à donner des opportunités de réalisations à nos filles et garçons.

  8. UnBangando dit :

    Wouaouw,ça craint quand même! Ces gamines là ont quel âge? Et là les 3/4 sont « sans caleçon » comme on dit, en dessous, ou sans string pour ceux qui préfèrent. Une fois en boîte j’ai vu comment on mettait les doigts à une, sans gêne, comme si c’était normal. Le droit à disposer de son corps signifie-t-il qu’il faille donner une image aussi bestiale de le femme? Les mouvements féministes ailleurs ont d’autres idéaux que le droit de faire de son corps tout ce qu’on veut. Elles luttent pour une meilleure éducation par exemple, pour l’égalité des salaires etc. Nos féministes gabonaises elles luttent pour le droit à se faire mettre les doigts là-bas en boîte et pour le droit de tromper son époux quand bon nous semble. C’est vraiment donner au mot « liberté » une définition tronquée. On peut également voir la liberté comme le droit de ne pas faire ce qu’on a pas envie de faire; Ce qui nous rapproche de l’animal. Et ceci n’a rien de moralisateur, rien à voir avec la religion ou autres. Si quelqu’un refuse de respecter nos us et coutumes, elle peut au moins se respecter elle-même car celui ou celle qui ne se respecte pas, n’aura pas le respect de l’autre, voire ne mérite même pas d’être respecté. Mais il faut comprendre, la misère est telle que la seule manière de l’oublier est d’oublier ce qu’on a de plus cher en soi.

  9. Viol et prévention à POG dit :

    Est-ce une bonne chose de laisser un objet de valeur à vue dans son véhicule?

    J’y vois une adresse préventive au bénéfice des mineures, futures épouses et mères de familles…qu’il faudrait encourager.

    Pouvons-nous entendre les psychologues, sociologues, travailleurs sociaux gabonais là-dessus?

  10. Preguntitas dit :

    Comment des jeunes gabonaises,camerounaises peuvent elles accepter de représenter que de simples trous?

  11. Magali Elisette dit :

    Le Samedi 2 Aout 2014 je me trouvais au Gabon, à Port-Gentil où réside une partie de ma famille.
    Mon petit frère venait d’être admis au deuxième tour du baccalauréat, alors nous sommes sortis en famille histoire de célébrer.
    Dans la soirée, lorsque nous étions sur le point de rentrer, un évènement va complètement chambouler ma vie.

    Alors que je me trouvais debout dans la rue avec mes frères, deux agents de la  » Brigade anti émeute » se rapprochent de moi et m’ordonnent de les suivre au commissariat. Surprise, je leur demande pourquoi. Ils me répondent  » Tu es mal habillée ! Le comissaire nous a donné l’ordre d’emmener toutes les filles mal vêtues au comissariat donc suis nous seulement. » Je portais un short de sortie et un chemisier.
    Mon père se trouvant à quelques pas dans sa voiture, j’explique alors aux agents que s’il faille que je les suive, mon  » tuteur » devrait dabord en être informé. Ils acceptent de me suivre vers la voiture de mon père.
    Affolé en me voyant arriver entourée de deux costaud agents cagoulés, mon père demande ce qui se passe. Ceux là lui font alors comprendre qu’ils se sont rapprochés de moi, dans l’unique intention de me faire savoir que je pourrais me faire arrêter à cause de mon habillement. Mais que je me suis montrée recalcitrante et que de ce fait ils doivent m’embarquer au comissariat. Mon frère ne pouvant rester silencieux face à un tel mensonge se met à démentir lorsqu’un des agents lui ordonne de se taire immédiatement. Alors qu’ils se mettent à hausser le ton, attirer la foule et s’échauffer, mon père essaye de calmer la tension. Il leur explique calmement que nous avons des droits et qu’ils ne peuvent m’embarquer en sa présence. Les agents ne voulant malheureusement rien entendre, persistaient à vouloir m’embarquer en  me tirant  brutalement par les bras. Mon père a fini par accepter que j’aille avec eux en insistant pour m’accompaner.

    Lorsque nous sommes arrivés au comissariat de Port-Gentil, tout est allé très vite.
    Il y avait déjà plus d’une vingtaine de filles à genoux par terre. Le comissaire était présent. Mon père essaye de lui faire comprendre que nous sommes sortis ensemble, que je suis correctement habilliée et que nous ne sommes que d’honnêtes citoyens dans un pays de droits. 
    D’un coup la tension monte. Le comissaire et ses agents se mettent à hurler sur lui, le traitant de menteur. Que je suis une prostituée et que nous couchons ensemble. Un des agents s’approchent de lui en le menaçant et le menotte. J’étais sans mots … 
    Le comissaire ordonne aux agents de m’enfermer au cachot. 3 agents m’attrapent et me tirent vers un couloir sombre. Mon père essaye de nous suivre expliquant au comissaire  » si vous enfermez ma fille, vous m’enfermez avec elle ». D’autres agents le bloquent violemment. Dans ce couloir, un des agents me rouent de coup en disant  » tu vas un peu aller dans les pipi ». Ils me balancent au cachot et claquent la porte.

    Je n’ose pas vous décrire cet endroit supposé être une  » Cellule de détention ». Horrible et répugnant. Des bouteilles d’urines d’anciens détenus, des urines et excrément sur les murs et partout. Aucun humain ne devrait être enfermé dans cet endroit. 
    Toutes la nuit ils ont rempli la cellule, jusqu’à ce qu’elle soit pleine au point où nous ne pouvions plus bouger. 
    À l’intérieur avec nous, de vieux détenus ayant commis des viols et même des crimes, des hommes. Et nous des femmes, certaines même des mineurs. 
    Nous avons toutes été libérées le lendemain matin, en présence des médias. Pour nous filmer, et filmer le discours improvisé du procureur de Port-Gentil. Celui ci expliquant que nous avons été arrêtées pour notre propre protection, pour nous éviter d’être violées dans la rue.

    Je suis une des filles présente sur la photo. Je ne suis pas une prostituée. Je suis une étudiante gabonaise à Johannesburg et ce soir là, j’étais avec ma famille.
    Sur cette photo il ya des mineurs. Des jeunes filles qui marchaient simplement dans la rue et ont été embarquées. D’autres se trouvaient dans un taxi et ont été embarquées. Des femmes mariées, des CITOYENNES GABONAISES.

    Lorsque je lis les commentaires de certains je suis dégoutée et décue. Sur cette photo, il n ya pas de prostituées. Et même si c’était le cas,elles n’auraient rien à faire dans une cellule crade et pleine de criminels. Si cette opération était dans le but de nous protéger de viols, pourquoi nous obligés à passer la nuit avec des violeurs ?

    Aulieu de vous asseoir et nous traiter de putes, voyez comment dans notre pays d’honnêtes citoyens sont ramassés à la volée et exposés dans les médias en tant que prostitués.

    Vos commentaires sont vraiment mechants.

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