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Le monde a commémoré ce 25 mai la Journée mondiale de l’Afrique. Si sur le plan politique elle a permis de rappeler la nécessité de faire taire les armes en respectant les principes démocratiques, sur un tout autre plan, cette journée a permis de jeter un regard sur certaines personnes qui exportent l’Afrique autrement. Parmi elles, Eudoxie Bridges née Mbouguiengue, gabonaise native du Haut-Ogooué, par qui le rappeur Ludacris a embrassé son héritage africain en acquérant la nationalité gabonaise.

Eudoxie Bridges née Mbouguiengue, gabonaise native du Haut-Ogooué, épouse de l’acteur et rappeur Ludacris. © news.amomama.com

 

Afro-descendant, la star américaine Ludacris, de son vrai nom Christopher Bridges, a obtenu la nationalité gabonaise en janvier dernier. Une procédure facilitée par son lien matrimoniale avec Eudoxie Mbouguiengue, son épouse, comme le dispose le Code civile en vigueur au Gabon. Née le 14 mai 1986 au Gabon où elle a grandi, elle s’est envolée pour les Etats-Unis à l’adolescence. Lors du Ludaday le 30 août 2008, elle fait la rencontre de la star avec qui elle se mariera finalement en décembre 2014. 6 ans plus tard, les deux tourtereaux ont de beaux enfants dont un issu d’une autre relation de Ludacris.

© news.amomama.com et gettyimages.fr

Beaucoup voient en elle une entrepreneure et une philanthrope. Alors que le monde a commémoré le 25 mai la Journée mondiale de l’Afrique en rappelant la nécessité de faire taire les armes pour privilégier le respect des principes démocratiques, d’autres ont bien voulu s’intéresser à cette femme qui exporte le Gabon et l’Afrique autrement. Comme son mari, Eudoxie Bridges se bat pour impacter la société en y apportant de bons changements à travers sa fondation « Unspoken Angels » (Anges tacites en français), créée en 2013 pour autonomiser, soutenir et éduquer les filles et les jeunes femmes qui ont subi des violences. Son vécu y est pour quelque chose.

Ayant grandi dans des conditions parfois difficiles, notamment dans le Haut-Ogooué, Eudoxie Bridges a enduré diverses formes d’abus aussi bien verbaux, mentaux que sexuels. «Elle a prié pour être délivrée de l’environnement qui était devenu un lieu commun dans la culture africaine. Elle a été amenée en Amérique, ne parlant que trois mots anglais mais a réussi à réussir dans nos systèmes éducatifs», témoigne-t-on. «Il y a peu de choses plus importantes pour moi que de contacter les jeunes femmes qui ont subi des abus et de pouvoir les aider à faire face aux blessures, à la trahison et aux sentiments d’insuffisance que j’ai moi aussi subis en lien avec ces abus. Cette organisation à but non lucratif est un moyen de faire savoir aux jeunes filles qu’elles ne sont pas seules et qu’il y a de la vie après les abus», déclarait Eudoxie Bridges au micro d’une chaine américaine.

Aujourd’hui, elle veut montrer l’Afrique autrement mais surtout, amener les femmes à briser le silence afin qu’elles surmontent les abus dont elles sont victimes. Son crédo, encourager chez les victimes des perceptions positives d’elles, l’estime de soi tout en leur offrant des opportunités de réussite personnelle et d’indépendance professionnelle. Un bien-être qui devrait tout aussi leur rappeler la nécessité de respecter leurs engagements vis-à-vis des tiers. Inculquant également la fortitude comme valeur, elle conjugue sa vie matrimoniale à son métier de mannequin et à travers sa fondation, elle recueille des fonds pour des actions de sensibilisation et d’aide aux femmes et aux jeunes qui sont ses principales cibles.

 
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3 Commentaires

  1. Ulys dit :

    Et son combat pour libérer le Gabon du joug BONGOISTE c’est pour quand ?

  2. Eternité dit :

    Vraiment Gabonreview….avec tous les gabonais « anonymes » qui font briller le Gabon dans le monde ( sport, mode, monde des affaires, les sciences ), la seule qui vous a intéressée est comme vous dites une « native du Haut Ogooué  » comme si cette province est particulière ?
    Si l’engagement de cette gabonaise pour une cause juste se respecte, faites son « éloge » sans mentionner sa province d’origine; sauf si votre ligne éditorialiste est maintenant de rappeler aux gabonais que seuls les altogoveens peuvent « réussir » au Gabon !!!

    JE NE FAIS QUE PASSER…

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