Poste SA : le Synaposte interpelle le chef de l’État sur des irrégularités salariales
Le Syndicat national de la Poste (Synaposte) a tenu un point de presse ce vendredi 14 novembre à la Poste centrale de Libreville, pour dénoncer la crise qui frappe la société. Le bureau syndical a révélé une accumulation de trois mois de salaires impayés sur les cinq derniers mois. De juin à octobre, seuls juin et juillet ont été versés tardivement, le 20 octobre dernier. Les agents interpellent le chef de l’État sur leur situation précaire.

La banderole du Synaposte interpellant le chef de l’État, le 14 novembre 2025 à Libreville. © GabonReview
Les agents de la Poste, par le canal de leur syndicat, sont à bout de force et trouvent ce traitement inadmissible. «Ce qui nous réunit, c’est tout simplement la réclamation de nos salaires impayés qui s’élèvent aujourd’hui à trois mois… Et là, nous engageons un quatrième mois. Nous disons que « trop c’est trop ». C’est inadmissible, un tel traitement», tels sont les propos du Secrétaire général du Synaposte, Davy Mamboundou. Une irrégularité qui impacte les agents non seulement sur le plan financier, mais aussi sur le plan familial.
Le syndicat souligne également l’incompréhension face au mutisme des autorités internes, malgré l’engagement des postiers à maintenir leurs activités. «Malgré le traitement inadmissible, le personnel continue d’assurer du mieux qu’il peut le service public postal avec un dévouement exemplaire», déclare Davy Maboundou. Soulignant que cela se fait au détriment de leur propre dignité. D’après le syndicat, cette situation empêche les agents de subvenir à leurs besoins essentiels : «Se loger, se nourrir, scolariser les enfants et se soigner dignement».
Un appel solennel aux hautes autorités

Des agents de la Poste réclamant le paiement de leurs trois mois de salaires impayés. © GabonReview
Face à l’urgence, le Synaposte a lancé un appel aux plus hautes autorités de la République : « Nous interpellons les plus hautes autorités de la République, en tête desquelles le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour qu’il ait un regard sur les Gabonais que nous sommes. Nous ne sommes pas des sous-Gabonais, nous sommes des Gabonais au même titre que les fonctionnaires qui perçoivent leurs salaires », tempère le syndicaliste.
Dans cet élan, le syndicat a déploré le retard dans la concrétisation des promesses faites par le ministère de tutelle, insistant sur le fait que «les paroles sont bien, mais les actes concrets valent mieux que la parole».
Des revendications clés
Le Synaposte a énuméré ses principales revendications : «Mettre fin au climat entretenu et imposé par la direction générale actuelle, restaurer la dignité longtemps bafouée des postiers et sauver la Poste SA de l’agonie dans laquelle elle est plongée».
Toutefois, la trésorière générale du Synaposte, Madeleine Nzengue, a affirmé que le syndicat ne baissera pas les bras. «Si rien n’est fait, nous allons toujours être dans la même position et il y aura un service minimum rien qu’à la Poste centrale», informe-t-elle. Pour finir, le Synaposte a réitéré sa disponibilité pour un dialogue franc, loyal et responsable dans l’intérêt de la Poste SA.
Thécia Nyomba (Stagiaire)
















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