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La Cour Suprême kenyane a confirmé, le 5 septembre, la victoire de William Ruto après son élection contestée par certains membres de la commission électorale le 15 août dernier.

William Ruto est le nouveau président du Kenya. © D.R.

 

Le candidat William Ruto qui a obtenu 50,49% des voix deviendra officiellement le nouveau président du Kenya, le 15 septembre prochain, après que plusieurs membres de la Commission électorale aient rejeté les résultats de l’élection présidentielle pour fraude. C’est à la suite de plusieurs jours d’audience et au manque de preuves que les sept juges de la Cour Suprême kenyane ont confirmé que la commission électorale a correctement organisé les élections et que la présidente de la Cour suprême a respecté la constitution en annonçant la victoire de William Ruto, le 15 août dernier.

Le candidat élu William Ruto a félicité la Cour suprême et la Commission indépendante des élections et des frontières pour la confirmation des résultats de l’élection présidentielle. «Nous félicitons la Commission indépendante des élections et des frontières (IEBC) pour sa noble réalisation à un coût énorme  pour servir le peuple du Kenya, en veillant à ce que sa volonté souveraine soit respectée. Nul doute que le héros de cette élection est Wafula Chebukati et l’IEBC. Nous saluons la Cour suprême pour avoir accompli son devoir avec la plus grande fidélité à la Constitution. Son professionnalisme a élevé la stature du pouvoir judiciaire et renforcé la place du processus de pétition dans la légitimation des résultats des élections en tant que véritable reflet de la décision du peuple», a-t-il écrit sur sa page Facebook.

Toutefois, le candidat malheureux Raila Odinga, vétéran de l’opposition soutenu par le pouvoir, n’a pas hésité à montrer sa déception, mais dit tout de même respecter la décision de la Cour Suprême. «Nous avons toujours défendu l’état de droit et la constitution. À cet égard, nous respectons l’avis du tribunal, même si nous désapprouvons avec véhémence sa décision d’aujourd’hui», a-t-il expliqué. Son parti, quant à lui annonce que le mouvement n’a pas encore pris fin et qu’ils communiqueront plus tard la manière dont leur combat continuera. «Ces dernières décennies, le Kenya a connu plusieurs phases de violences postélectorales, parfois très meurtrières, notamment en 2007-2008. Les résultats de toutes les présidentielles y ont par ailleurs été contestés depuis 2002, dans la rue ou devant la justice», rappelle TV5 Monde Afrique.

Auteur Marie Liliane Obouka (Stagiaire)

 

 
GR
 

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