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Les détenues de la prison centrale de Libreville ont observé le 25 novembre un mouvement d’humeur pour dénoncer la maltraitance dont elles sont victimes du fait de leur statut. Elles ont refusé de sortir de leur bloc et remplir leurs obligations. Elles souhaitent rencontrer la ministre de la Justice, Erlyne Antonela Ndembet-Damas, pour dénoncer cette situation.

Les détenues de la prison centrale de Libreville ont observé le 25 novembre un mouvement d’humeur pour dénoncer la maltraitance dont elles sont victimes du fait de leur statut. © Gabonreview

 

Les détenues de la prison centrale de Libreville ont célébré la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes à leur façon. Les pénitentiaires  des deux quartiers de la maison d’arrêt des femmes (MAF) de la prison de la capitale gabonaise ont choisi de marquer cette édition 2021 par une petite grève. Elles ont décidé de ne pas sortir de leur bloc pour remplir leurs obligations, notamment au service social et à la cuisine. Elles souhaitent discuter de vive voix avec la Garde des Sceaux pour lui brosser le tableau de souffrances qu’elles subissent au quotidien.

Cette prise de position est motivée par un incident survenu la veille. «Mercredi, l’administration pénitentiaire est descendue au niveau de la cuisine des femmes. Au cours de cette visite inopinée, le directeur de la prison centrale a constaté qu’il y avait un nombre élevé de femmes à la cuisine en train de préparer, ce qui n’est pas normal selon lui. Or, selon les prisonnières, les deux quartiers de femmes comptent plus de 100 détenues et parmi elles, certaines sont malades (VIH, Tuberculose, etc). Cela nécessite une alimentation spécifique et différente des autres détenues. Par conséquent, le nombre restreint de femmes imposées par l’administration pour faire la cuisine n’est pas une bonne norme, selon ces détenues qui ont alors commencé leur mouvement d’humeur », relate l’ONG SOS Prisonnier Gabon.

Au-delà de cet élément déclencheur, les détenues affirment qu’elles sont quotidiennement victimes de violence de toute sorte. « Elles disent qu’elles sont maltraitées, leurs droits sont violés régulièrement. Et depuis un moment, à chaque descente de l’administration pénitentiaire à la MAF, on les menace, les accusant de donner des informations à SOS Prisonniers». Par ailleurs, elles n’arrivent pas à être reçues par le médecin de la prison centrale.

SOS Prisonniers Gabon a appuyé la requête  des détenues de la MAF et invite la ministre de la Justice à effectuer une descente à la prison centrale de Libreville pour mieux apprécier les conditions de détention de ces femme qui sont contraires aux droits humains.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. SERGE MAKAYA dit :

    Un pays d’abrutis. Vous ne savez même pas rendre cette prison RENTABLE. Elle aurait pu générer des fonds à l’Etat avec de la main d’oeuvre gratuite. Et nos prisonniers vivraient dans de bonnes conditions. Vous êtes de vrais pauvres types. Les pays aux ressources naturelles quasi inexistantes s’en sortent 1000 fois mieux que vous. A NTARE NZAME !!! PITIÉ DE VOUS !!! BANDE D’ABRUTIS !!

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