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Après les inquiétudes et le refus soulevés par les populations du Woleu-Ntem au sujet du projet d’hévéaculture de la société Olam Gabon, relatives aux risques environnementaux et impacts divers sur la vie de la population d’une partie de cette province, le porte-parole de la présidence de la République, Alain Claude Billié Bi Nzé a, annoncé le 5 juin dernier, la disponibilité du rapport relatif à l’étude d’impact environnementale (EIE) réalisé en conformité avec la réglementation en vigueur au Gabon et la possibilité de le consulter.

Conclu en mars dernier dans le cadre de la diversification de l’économie gabonaise, le groupe singapourien Olam a obtenu la signature d’une convention pour l’investissement de 91,5 milliards de francs CFA, pour la construction d’une usine de transformation et le développement d’une plantation de caoutchoucs et de palmier à huile d’une superficie de plus de 28 000 ha dans la province du Woleu-Ntem. Un projet très controversée par la population de cette province.

Afin de rassurer les protagonistes au sujet des appréhensions entretenues ici et là par certaines personnes au sujet de ce projet, notamment sur les risques d’impacts environnementaux, sociaux, culturels et économiques, Alain Claude Billié Bi Nzé a informé de la disponibilité du rapport de cette étude d’impact à la Direction générale de l’environnement où il peut être consulté jusqu’au 7 juin prochain.

«La société Olam Gabon compte investir plus de 180 millions de dollars américains soit environ 91 milliards de FCFA dans un bloc industriel comprenant des plantations d’hévéa, une usine de caoutchouc et dans différentes réalisations sociales», a rappelé le porte-parole de la présidence de la République.

«Les activités y relatives vont générer plus de 7000 emplois. La société s’engageant par ailleurs à accompagner les populations dans la réalisation de plantations villageoises. La société Olam Gabon prévoit une zone tampon de cinq kilomètres au moins pour les activités villageoises tout en gardant intacts les sites culturels et cultuels situés même-au-delà de ce corridor», a laissé entendre Alain Claude Bilié By-Nzé, en guise de réponse aux questions relatives aux risques économiques relevés par le mémorandum publié par le collectif des ressortissants des villages concernés par le projet Olam au Woleu-Ntem, emmené par Jean Marc Ekoh, ancien Haut-commissaire du gouvernement et ancien ministre de Léon Mba.

Selon le mémorandum, le projet d’Olam va induire une perte d’environ 10.000 emplois ruraux, notamment agricoles, parce que son implantation va nécessairement détruire les exploitations agricoles villageoises actuelles et créer un chômage notamment auprès des populations de plus de 50 ans. Une démonstration y est déployée au sujet de la disparition de ces emplois et de ce que les 7000 postes de travail promis ne sont que des emplois temporaires pour la phase d’implantation. Des emplois qui seront supprimés durant la phase d’exploitation.

«Par ailleurs, dans un souci d’apaisement et de prise en compte de l’opinion des populations locales, la société Olam Gabon a accepté la mise en place des comités de suivi tripartites : populations, autorités locales Olam Gabon», a rassuré Alain Claude Billié Bi Nzé.

 
GR
 

4 Commentaires

  1. ALOZACK dit :

    C’est un projet qui tend à déposseéder les poupualtions du Woleu Ntem de leurs terres pour qu’elles deviennent des éternelles assistées.

    Après 40 ans de politique de destruction du cacao, c’est la politique de désertifcation et désidentification des woleuntemois.

  2. Metogho Mebanegua dit :

    Nous voulons les moyens pour entretenir nos plantations de cacao et de café.

  3. Je relève toujours le manque de stratégie économique visant à rendre le Gabonais maître de son économie. Au lieu d’une perspective de 7000 ouvriers agricoles, pourquoi pas 7000 entrepreneurs agricoles qui vendrait à OLAM et d’autres leurs productions de caoutchouc et d’huile de palme? Nos dirigeants ont-ils si peu confiance en leurs compatriotes?

  4. okpwat dit :

    Pourquoi Le gouvernement n’accorderait il pas à Olam une bonne partie de la forêt des abeilles pour implanter son projet d »hévéaculture ? sachant que cette forêt des abeilles constitue au bas mots 80% de la superficie du Gabon inoccupée par le spopulations rurales . Celà éviterait dans l’immédiat des frictions et conflits directs entre ces populations rurales et Olam tout en permettant le du développement émergent du Gabon. Celà bien évidemment n’empêchant toutefois pas de garantir à la préservation de l’environnement j’allais dire dans les préalables des étides scientifiques du projet.

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