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Chaque 21 septembre depuis 1981, les Etats membres de l’Organisation des Nations unies (ONU) célèbrent la Journée internationale de la paix. Au Gabon où aucune manifestation officielle n’a eu lieu, l’Observatoire chrétien pour la paix (OCP) a commémoré la 40e édition en invitant les autorités du pays à contribuer à la promotion de la culture de non-violence, en associant les communautés religieuses.

Le coordinateur de l’OC, Max Alexandre Ngoua, le 21 septembre 2021 à Libreville. © Gabonreview

 

Sous le thème « Se relever pour un monde plus équitable et durable », la Journée internationale de la paix a été célébrée à travers le monde le 21 septembre. Au Gabon, l’Observatoire chrétien pour la paix (OCP) s’est associée à ce mouvement international pour promouvoir une culture de paix plurielle. «La Journée internationale de la paix ne doit pas être confondue avec la Journée mondiale de la paix qui, créée en 1968 sous l’initiative du Pape Paul VI au sein de l’Eglise catholique, est une journée de prières pour la paix organisée le 1er janvier de chaque année», a d’entrée précisé le coordinateur de l’OCP. A en croire le prophète Max Alexandre Ngoua qui a indiqué que «la paix est toujours à construire», l’idée était d’inviter les autorités gabonaises à associer les communautés religieuses et d’autres parties disposées, dans la construction d’un pays viable reposant sur la paix.

Du haut en bas, le pasteur Rostand Essono Ella et une vue de l’assistance. © Gabonreview

«Je voudrais ici modestement rappeler que la paix n’est pas simplement l’absence de conflits», a dit le prophète. La paix, a-t-il expliqué, est un processus dynamique et participatif qui favorise une justice efficace et équitable dite « paix Tsekada » ; un habitat décent dite « paix Yisuf » ; une éducation de qualité dite « paix Lamed » ; un emploi digne pour une croissance économique forte dite « paix Osher » ; une santé préventive, curative et pour tous dite « paix Ropheka » et une autosuffisance alimentaire concrète dite « paix Pita ».

«Il est préférable, pour préserver durablement la paix, de pratiquer le dialogue et la négociation à l’affrontement. Il est préférable, pour maintenir un climat de paix, d’exercer plutôt la diplomatie que le bruit des armes et la radicalité» a-t-il déclaré, en cohérence avec l’Eglise du Gabon réunie au sein de l’OCP, et les différents panélistes qui ont fait quelques recommandations.

«La journée 2021 arrive dans un contexte particulier qui nous amène à prendre la paix dans un sens plus global en lien avec les Objectifs de développement durable», a déclaré le pasteur Rostand Essono Ella, l’un des panélistes. Alors que les mesures anti-Covid sont toujours d’actualité dans le pays, il a recommandé au gouvernement de ne pas se servir du Covid-19 pour bafouer les droits de l’Homme et les libertés individuelles. S’il a demandé au gouvernement une trêve et plus de dialogue, le prophète Béni Ngoua Mbina qui a défini la paix comme «un dialogue permanent avec les administrés», a appelé à la multiplication des initiatives chrétiennes pour parler de paix.

 
GR
 

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