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Alors qu’approche son 18e sommet prévu les 19 et 20 novembre prochain à Tunis (Tunisie), l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est sous le feu des critiques des syndicats et ONG, y compris ceux du Gabon, qui estiment qu’elle ne joue plus son rôle de promotion et de défense de la langue française depuis l’arrivée à sa tête de Louise Mushikiwabo, en 2018.

Fridolin Mve Messa : «Si l’éducation n’est plus une priorité, qu’on nous le dise !» © Montage Gabonreview

 

Quatre ans après son arrivée à la tête de l’OIF, Louise Mushikiwabo n’a plus vraiment la côte auprès de ses partenaires au nombre desquels les syndicats et ONG œuvrant sur le terrain pour la promotion et la défense de la langue française. La secrétaire générale de l’OIF est jugée indolente en ce qui concerne la principale mission de l’organisation dont elle a la charge : l’éducation. «Depuis que Mme Mushikiwabo la dirige, l’OIF est devenue invisible sur le terrain. L’éducation ne semble plus une priorité et l’Organisation ne remplit plus sa fonction», a récemment confié Fridolin Mve Messa au journal québécois en ligne Ledevoir.com.

Comme plusieurs autres acteurs du secteur, le secrétaire général du Syndicat de l’éducation nationale (Sena), regrette en effet que l’OIF «ne s’implique plus dans la défense de la langue française». Aussi, lance-t-il chez nos confrères : «Si l’éducation n’est plus une priorité, qu’on nous le dise !»

«À quoi sert-il de défendre la langue française si dans les organismes internationaux les Français s’expriment en anglais ? Si les Français ne veulent plus du français, qu’ils nous le disent ! Nous, on va s’en occuper», a réitéré l’enseignant gabonais.

Alors qu’un rapport de l’Observatoire de la langue française publié cette année note que la langue française continue de reculer dans les organisations internationales malgré un nombre de locuteurs en constante hausse, l’OIF aurait supprimé la ligne budgétaire réservée aux organisations de la société civile. Beaucoup estiment désormais que la gestion de l’OIF n’aurait pas dû être confiée à Louise Mushikiwabo dont le pays, le Rwanda, est membre du Commonwealth, au point d’accueillir le dernier sommet en juin dernier.

 
GR
 

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