HABANA

 

Le procès du commando ayant tenté un pronunciamiento en janvier 2019 au Gabon, s’ouvre le 18 juin prochain. Alors dirigés par le lieutenant de la Garde républicaine, Kelly Ondo Obiang, les membres dudit raid manqué vont être jugés, à Libreville, par une Cour spéciale militaire.

Des soldats en stationnement devant le siège de la Radio-Télévision gabonaise, le 7 janvier 2019, lors du putsch manqué (en médaillon, lieutenant Kelly Ondo). © Montage Facebook/LGAH6 sur photo de Steve Jordan/AFP

 

Le lieutenant Kelly Ondo Obiang et ses complices, interpellés dans le cadre du push manqué du 7 janvier 2019, devraient être jugés le 18 juin prochain. C’est du moins l’information relayée, le 4 juin, par le quotidien L’Union, annonçant le passage du petit groupe devant une Cour spéciale militaire de justice.

Écroués à la prison centrale de Libreville depuis février 2019, ils avaient été renvoyés devant la Cour spéciale militaire, notamment pour les délits d’association de malfaiteurs, séquestration arbitraire et atteinte à la sûreté intérieure de l’État. Le lieutenant Kelly Ondo Obiang, l’adjudant Estimé Bidima Manongo et l’adjudant Dimitri Nze Minko, tous trois éléments de la Garde républicaine (GR), auraient reconnu lors de leurs auditions, les faits qui leur sont reprochés en les justifiant par la volonté de sauver le pays du «chaos».

Pour rappel, sept jours après le réveillon de la Saint-Sylvestre 2019, le Gabon se réveillait avec la prise d’assaut de la maison Georges Rawiri, siège de la radiotélévision nationale. Des jeunes de la Garde républicaine se réclamant du Mouvement patriotique des jeunes des Forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS), disaient en avoir pris le controle. Les tirs de la contre-offensive pour les déloger et les mettre aux arrêts sont entendus dans la ville durant toute la matinée, avant leur arrestation.

Au titre des militaires et gendarmes concernés, il y a : le Lieutenant Kelly Ondo Obiang, l’Adjudant Dimitri Wilfried Nze Minko, l’Adjudant Estimé Bidima Manongo, le Sergent-chef Alain Abdel Ango, l’Adjudant Paul Sadibi Ibinga, le Maréchal de logis-chef major Armelle Ulrich Afana Ango, le Maréchal de logis-chef Bell Mfoumbi Wora, le Maréchal de logis-chef Guy Roger Mintsa et le Maréchal de logis-chef Gille Yoka. Ils ont pour complice un civil : Ballack Obame. Celui-ci est-il également concerné et doit-il passer devant un tribunal militaire ?

 
GR
 

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