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En vue d’assurer une meilleure protection à leurs artistes, toute en amorçant le processus d’organisation de leur secteur d’activité souvent sujet à des critiques, des impresarios gabonais ont lancé jeudi 8 octobre l’Association des managers et agents d’artistes du Gabon (AMAAG).

Le président de l’AMAAG Krystauf Ndoutoume, et la secrétaire générale, Danielle Ouattara, le 8 octobre 2020, à Libreville. © Gabonreview

 

Il aura fallu un an presque jour pour jour pour que l’idée émise par Franck Ba’Ponga à bord d’un train de retour de prestation à Franceville se change en acte concret. Présentée officiellement ce jeudi 8 octobre à la presse, l’Association des managers et agents d’artistes du Gabon a donc pour origine «un débat houleux» ayant opposé en septembre 2019 un groupe d’artistes et des managers présents dans ce train, axé sur le rôle du manager et les obligations de l’artiste vis-à-vis de ce dernier.

Aujourd’hui, selon son président Krystauf Ndoutoume, l’ambition de l’AMAAG est de revaloriser la profession de manager d’artistes, mais surtout d’amorcer le processus de structuration d’un secteur d’activité souvent sujet à des critiques, y compris venant de leurs plus proches collaborateurs.

«Il est apparu que le secteur culturel a besoin d’être organisé et donc il est important que les managers apportent leur pierre à l’édifice. Aussi l’association a pour vocation de soutenir la création artistique et de favoriser les rencontres et échanges grâce à la culture», justifie le chef de file de l’AMAAG.

Aussi, la toute nouvelle association se donne-t-elle pour mission, entre autres, d’«assurer et développer la production, la promotion et la diffusion de spectacles vivants, de mettre en place ou accueillir des résidences d’artistes, d’accompagner la professionnalisation des artistes, d’opérer des actions de sensibilisation et de formation aux pratiques artistiques, de développer des actions de médiation auprès des pouvoirs publiques, de proposer des services de conseil et de coordination de projets culturels et de favoriser la réflexion et l’analyse autour des pratiques culturelles».

 
GR
 

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