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Les forêts tropicales peuvent continuer à stocker de grandes quantités de carbone sous des températures élevées. Ceci, à condition que les pays limitent les émissions de gaz à effet de serre, selon une étude publiée récemment dans la revue scientifique «Science».

Les forêts tropicales humides du Bassin du Congo sont beaucoup plus résilientes que celles de l’Amazonie face au réchauffement de la terre. © D.R.

 

Selon un communiqué de presse du ministre des Eaux et Forêts, Lee White, qui a participé aux côtés de 225 chercheurs, à une étude sur les risques du réchauffement climatique intitulée «Sensibilité thermique sur le long terme dans les forêts tropicales de la planète», les forêts tropicales peuvent continuer à stocker de grandes quantités de carbone sous des températures élevées. Cependant, les pays de la planète devront limiter les émissions de gaz à effet de serre.

En effet, l’étude assure que sur le long terme, la hausse de température a un grand impact sur les stocks de carbone des forêts car, elle réduit leur croissance et provoque une forme de sécheresse qui tue les arbres. Ainsi, les forêts tropicales pourraient perdre leur rôle de réservoir majeur de carbone si la température diurne dépasse les 32 °C, une situation qui toucherait près des trois-quarts de ces forêts si le réchauffement climatique atteint 2 °C.

Selon Lee-White, coauteur de l’étude en sa qualité de chercheur associé de l’Institut gabonais de recherche en écologie tropicale (Iret) et de professeur à l’Université de Stirling, «la sensibilité à l’égard des forêts tropicales au climat, en particulier aux effets d’assèchement et de réchauffement à court terme, est l’une des principales incertitudes lorsqu’il s’agit de prévenir les changements climatiques à l’échelle mondiale. Cette étude démontre une fois de plus que les forêts tropicales humides du Bassin du Congo sont beaucoup plus résilientes que celles de l’Amazonie face au réchauffement de la terre».

Une situation qui invite, selon les chercheurs, à une révision à la baisse de la quantité de carbone que l’humanité peut produire pour respecter l’objectif de l’Accord de Paris de limiter à moins de 2 degrés la hausse de la température mondiale moyenne. «Il est essentiel que la communauté internationale se mobilise afin de mettre en œuvre et renforcer l’Accord de Paris en marge de la prochaine COP26», a affirmé le ministre des Eaux et Forêts.

 
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