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Doucement mais inexorablement, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) s’achemine vers la réforme institutionnelle souhaitée par les chefs d’Etat et de gouvernement. Au terme de la 11e session extraordinaire du Conseil des ministres des Affaires étrangères et de l’Intégration, tenue le 14 juillet par visioconférence, sous la présidence du Gabon, le chemin est ouvert pour l’entrée en vigueur du traité révisé de  la communauté, en attendant le Sommet des chefs d’Etat le 30 juillet prochain.

A l’issue de la 11e session extraordinaire du Conseil des ministres des Affaires étrangères et de l’Intégration de la CEEAC, tenue le 14 juillet par visioconférence, sous la présidence du Gabon, on s’approche inexorablement de l’entrée en vigueur du traité révisé de la communauté sous régionale. © Gabonreview

 

Les ministres des Affaires étrangères et de l’Intégration de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) se sont retrouvés, le 14 juillet, dans le cadre de la 11e session extraordinaire de leur conférence. Une réunion, par visioconférence, présidée par le ministre gabonais des Affaires étrangères, Alain-Claude Bilie-By-Nze. Elle visait à faire le point sur les présélections des candidatures aux postes de la Commission de la CEEAC, elles-mêmes, conditionnées par l’apurement de la contribution au financement de la communauté à hauteur de 40% et de la ratification du traité révisé de l’institution par chacun des 11 pays membres.

La nouvelle réunion des ministres de la CEEAC s’est tenue conformément aux conclusions de la 10e session extraordinaire du Conseil des ministres du 7 juillet dernier, par visioconférence. «Il avait été convenu de nous retrouver aujourd’hui, 14 juillet, afin de poursuivre nos travaux qui portaient sur le point essentiel de la présélection des candidats aux postes de la Commission et bien sûr, ce point était conditionné par deux éléments que nous avons arrêtés de manière consensuelle. A savoir, la ratification par les Etats membres du traité révisé et le point sur les contributions de financement de la communauté», a rappelé le président du Conseil des ministres de la CEEAC, le ministre gabonais des Affaires étrangères, Alain-Claude Bilie-By-Nze.

Après cette semaine, le bilan des ratifications du traité révisé de la CEEAC présente 7 Etats sur 11, tandis que pour ce qui est de la contribution au financement de la communauté, 6 pays membres ont rempli convenablement les exigences fixées. Un pas de plus vers l’entrée en vigueur du traité.

Instantanées de la réunion du côté de Libreville. © Gabonreview

«Ce n’était pas couru d’avance lorsqu’en décembre 2019, à Libreville, les chefs d’Etats ont adopté le traité révisé. Nous avons une mission avec trois obligations, chers collègues : une obligation de résultats pour réussir la reforme, de solidarité au sein de la communauté et une obligation de flexibilité pour pouvoir mettre en place les instruments. Ce 14 juillet 2020, nous venons franchir un pas décisif», a déclaré Alain-Claude Bilie-By-Nze, s’adressant à ses pairs.

Pour lui, il est indispensable de maintenir cette dynamique inclusive. «La CEEAC, c’est onze Etats membres. Les organes de la CEEAC, ses institutions doivent refléter les onze Etats membres pour que chacun se sente concerné et parfaitement pris en compte et intégré. La CEEAC est un projet commun et c’est vrai qu’il nous faut travailler pour que nos populations, le grand peuple d’Afrique centrale ressente, dans son quotidien, l’action de la CEEAC. C’est un enjeu fondamental et nous avons le bonheur d’être présents au moment où cette nouvelle CEEAC se met en place», a-t-il ajouté.

Mission a été donnée au chef de la diplomatie gabonaise de proposer les articulations de la nouvelle Commission de la CEEAC. Pour l’heure, les postes pourvus devraient être répartis entre les Etats ayant satisfaits aux critères exigés. Le Président du Conseil des ministres a promis, avec ses collègues, de mettre en place ladite Commission, mais avec un regard déjà tourné vers les autres institutions de la CEEAC, en l’occurrence le Parlement communautaire ou la Cour des comptes. Ce qui permettra d’«intégrer les onze Etats membres pour que chaque pays se sente effectivement impliqué dans cette CEEAC qui a tant à donner à nos communautés et tant à donner à l’Afrique».

Les ministres ont pris rendez-vous pour un conseil ordinaire, le 26 juillet, avant la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement, le 30 du même mois, à l’initiative du président de la CEEAC, le président gabonais Ali Bongo Ondimba.

 
GR
 

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