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Les ministres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) n’ont pas pu finaliser, le 7 juillet, les dossiers soumis à leur appréciation, lors de leur 10e session extraordinaire. Un nouveau rendez-vous est pris pour le 14 juillet afin de faire le point sur le processus de ratification du traité révisé de l’institution, l’apurement des arriérés de contributions au financement de la Communauté et sur la présélection des candidatures aux postes de la Commission.

Le ministre gabonais des Affaires étrangères Alain-Claude Bilie-By-Nze, présidant les travaux de la 10e session extraordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC. © Gabonreview

 

Alors que les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) ont déjà fixé au 30 juillet prochain leur sommet, les ministres des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale de la Communauté peinent à finaliser les dossiers qui devront être examinés lors de ce rendez-vous. Réunis par visioconférence, le 7 juillet, ils devront encore se retrouver le 14 juillet pour apprécier l’évolution de la situation.

En effet, conformément aux conclusions de la 9e session extraordinaire de la Conférence des ministres de la CEEAC, tenue du 3 au 4 juin par visioconférence, il fallait faire, lors de cette 10 Conférence, le point sur les ratifications, le paiement des contributions ainsi que sur la présélection des candidats aux postes de la Commission.

 «La CEEAC a connu d’importante difficultés qui ont conduit les chefs d’Etat, en 2015, à décider de la réforme et de la confier à la présidence gabonaise par le biais de son Excellence Ali Bongo Ondimba. Et depuis 2015, le Gabon porte la réforme. Pendant de longues années, certains pays ont connu des difficultés et n’ont pas pu se mettre à jour de leurs contributions. C’est quelque chose qui pèse aujourd’hui parce que c’est parfois plusieurs milliards de francs CFA. D’où la décision a été prise de ramener cela à 40% uniquement de ce qui était dû», a expliqué le président de la Conférence des ministres de la CEEAC, le ministre gabonais des Affaires étrangères, Alain-Claude Bilie-By-Nze.

Beaucoup des pays membres n’ont pas encore pu honorer leurs engagements. Or, le paiement des cotisations constitue un des critères clés pour la sélection des candidats aux différents postes de la Commission. Au regard de cette contrainte, ce dossier n’a pas avancé.

Concernant la ratification du traité révisé de la communauté, le président de la Conférence des ministres a indiqué que seuls cinq pays l’ont déjà ratifié. Mais cela ne constitue pas le quorum. «Il y a des Etats qui sont en cours de ratification et qui ont sollicité un délai de quelques jours pour leur permettre de finaliser cette ratification et de constater que le traité est entré en vigueur», a laissé entendre Bilie-By-Nze au terme des travaux. Il rappelle qu’«à ce stade, il y a cinq pays qui ont ratifié le traité révisé de la Communauté. Or, aux termes des dispositions de ce traité, il n’entrera en vigueur que quand sept Etats l’auront ratifié».

Rendez-vous est donc pris pour le 14 juillet prochain, pour une nouvelle réunion des ministres, en espérant que les Etats aient fait des efforts pour honorer leurs engagements. Ce qui contribuera à faire avancer les dossiers dans ce vaste chantier de la réforme institutionnelle de la CEEAC dont le but final est l’intégration sous régionale et la libre circulation des biens et des personnes.

 
GR
 

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