HABANA

 

Découlant des recommandations du Forum de la Fonction publique, le Plan d’action 2020-2021 relatif au recrutement des diplômés des écoles nationales, des pré-salariés de tous les secteurs de l’administration gabonaise et des reclassements après stage a été exécuté à 46%. au 31 août 2020, Le 14 septembre, le directeur général de la Fonction publique a fait un compte-rendu d’exécution à la presse et  aux partenaires sociaux.

Edouard Mfoula Mbome s’exprimant à l’issue de la séance de travail. © Gabonreview

 

Le Forum de la Fonction publique organisé du 8 au 10 janvier 2020 pour réformer et moderniser l’Administration, a donné lieu à 144 recommandations sériées en 66 propositions ayant permis au gouvernement d’adopter, lors du Conseil des ministres du 15 novembre 2020, 31 mesures contenues dans un Plan d’action 2020-2021 et articulé autour d’un plan de régularisation progressif et la révision des textes réglementaires.

Concernant le premier axe, des arrêtés dont le 216 du 15 décembre 2020 mettant en place la commission interministérielle d’examen des dossiers de régularisation et le 331 du 31 décembre 2020 autorisant les régularisations, ont été pris pour procéder au recrutement des diplômés des écoles nationales, des pré-salariés de tous les secteurs de l’administration et aux reclassements après stage.

«Sur les diplômés écoles, nous avons un taux d’exécution de 45%, 30% pour les pré-salariés et 63% pour les reclassements. Une exécution globale de 46% au 31 août», a déclaré lors d’un compte rendu d’exécution, le 14 septembre, le directeur général de la Fonction publique. Selon Edouard Mfoula Mbome qui a indiqué que la cadence devrait s’accélérer pour avoir un meilleur taux d’ici la fin de l’année, ce Plan de régularisation doit s’arrimer au cadrage budgétaire prévu dans le cadre de la loi de finances 2021. Environ 685 milliards sont inscrits au titre de la masse salariale, et l’idée est de ne pas dépasser ce niveau. «Ce que nous souhaitons c’est que tous ces agents publics, par rapport au plan que nous avons mis en place, soient pris en compte dans l’enveloppe budgétaire selon la programmation des besoins», a déclaré Joël Ondo, le Vice-président du Comité de pilotage du suivi des recommandations du Forum de la Fonction publique, représentant les partenaires sociaux.

L’objectif 100% biaisé par certains écueils

Les différentes parties lors du compte-rendu d’exécution. © Gabonreview

Insistant sur le fait que ces résultats sont le fruit des travaux réalisés par les partenaires sociaux et l’Administration, il assure que la voie est bien balisée : «nous avons plein espoir que si nous n’atteignons pas 100%, nous allons frôler un pourcentage qui devrait satisfaire la majorité des agents publics». En clair, d’ici décembre 2021, il est difficile d’envisager un taux d’exécution de 100% au regard des écueils signalés.  «Les dossiers ne sont pas toujours complets», a fait savoir Edouard Mfoula Mbome. A en croire son propos, plusieurs agents publics concernés par le Plan de régularisation au lieu d’avoir des diplômes, n’ont en leur possession que des attestions tenant-lieu. Ils n’auraient donc pas bien constitué leurs dossiers d’admission à la Fonction publique.

Se pose également un problème d’homologation des diplômes et quelques irrégularités observées dans le cursus des diplômés des écoles nationales. «Certains diplômés des écoles nationales entrés pour le cycle licence, finissent avec le master», a signifié le directeur général selon qui, ces différentes situations retardent le traitement rapide des dossiers. «C’est presque la même chose pour les reclassements. Tout le monde prétend avoir été en stage mais certains n’ont pas été envoyés par la commission technique de mise en stage de la Fonction publique» a-t-il commenté, mettant en exergue la nécessité de regarder dans le fond, les pièces qui ne sont pas toujours complètes. Concernant les textes réglementaires, des arrêtés ont été pris, ainsi que des circulaires sur le droit de grève et la gestion de la main d’œuvre non permanente. Un texte en cours de rédaction, devrait permettre d’encadrer les recrutements à la Fonction publique.

 

 
GR
 

2 Commentaires

  1. Goye ivindo dit :

    Bonjour à tous il faut que le directeur général pense aussi aux agents qui travaillent tous les jours et qui ont été recruté directement par leur ministère d’origine, aujourd’hui d’autres ont 3,4,5,8 ans et plus sans situation mais qui se battent nuit et jour pour le bon déroulement de leurs tâches au sein de leur administration

  2. Bonjour. Il faut que vous sachiez aussi que parmis les diplõmés, il y en a ceux qui n’ont même pas encore de présalaires. Et, cela dure depuis bientôt 1an. Comment peut-on ainsi clochardiser des agents de l’état? On nous a sorti de force de l’ENS nous disant qu’il y’a un manque d’enseignant sur le terrain. Beaucoup de la promotion 2020 sont sorties juste avec des licences par obligation du ministre. Et maintemant, on nous garde 1an sans présalaire sous prétexte que ce serait ilégale. Donc comment faisons-nous pour vivre pendant tout ce temps quand on sait que pour avoir le salaire dans ce pays il faut attendre 2 à 3ans ou même plus? Nous, les enseignants de la 25ème promotion de l’ENS souffront amèrement car on nous a non seulement privé du droit de faire notre master, et en plus on nous refuse les présalaires. Sur 419 enseignants de la 25ème promotion, seulement 71 sont présalariés,le reste souffrent et aucun ministère ne veut nous aider. Nous vivons une grosse injustice dans notre propre pays😭

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